Le patrimoine français contre les dettes….

ÉMISSIONS de CO2 - Le palais de l'Élysée pollue plus que les ...

Les 14 et 15 septembre 2013 ont pris place les journées du patrimoine en France et dans toute l’Europe. C’était les trente ans de cette manifestation. Le public a accepté d’attendre des heures pour visiter l’Elysée ou Matignon. Ces batiments étaient désertés par les Princes qui nous gouvernent. Moult particuliers avaient ouvert leur demeure insoucieux des possibilités de reprérage qu’ils offraient à de futurs cambrioleurs.

Le patrimoine public est sans limite connue. Il est le fruit de l’histoire et de pas mal de rapines. Son importance est une chance car sa vente pourrait donner largement les ressources nécessaires pour réparer les folies des pouvoirs successif, tant de la fausse droite que de la vraie gauche. Cela met en lumière l’existence d’une marge de manoeuvre, encore faudrait-il que la vente respecte des conditions que nous allons voir.

Tel quel cet immense patrimoine public entraine en partie la paupérisation du peuple français. Plus l’Etat est riche plus les gens sont pauvres.

 

L’INVENTAIRE IMPOSSIBLE

La  vente éventuelle du patrimoine public ne pourrait être une décision que d’un gouvernement de salut public ou de libération nationale. En dehors de cette hypothèse nous risquons de voir des gouvernements de rencontre disperser les bijoux de la couronne au hasard de leur politique momentanée.

Le fruit de la vente devrait servir à éponger les dettes incroyables dues à la légèreté, la complicité et à l’avidité des polititiciens depuis si longtemps. Ces dettes et leurs intérêts cumulés plombent littéralement l’économie française.  Ce patrimoine public peut, grosso modo, être divisé en trois catégories : les palais et batiments, les appartements et les oeuvres d’art. Nous laissons de côté les entreprises ; c’est encore une jungle pleine de trésors, mais leur vente est souvent très complexe.

Il y a environ 500 palais à vendre. L’Etat et ses démembrements détiennent 1750 monuments historiques et   12 000 châteaux. La liste des résidences réservées au sommet de l’Etat est à peu près connue : Rambouillet, le fort de Brégançon, et bien d’autres. En regard, le Président des USA ne dispose que de la Maison Blanche et de camp David qui est plutôt tristounet. Ce qui existe au sommet de l’Etat est démultiplié dans tous les échelons du gouvernement et du mille-feuille administratif des organismes publics ou para-publics.

A côté des palais, un rapport de l’inspection des finances a dénombré 137 507 appartements publics, chiffre dont il faut admirer la précision. Le profit annuel moyen pour chaque bénficiaire compte tenu de leur valeur réelle locative est de   10 000 euros et, comme ils ne doivent guère payer d’impôt, cela fait 20 000 euros. En Suisse, pays riche parce que libre, seuls le Président de la Confédératon et deux conseillers fédéraux ont un logement de fonction et, ce n’est nullement  un palais.

Regardons, comme il est légitime, du côté des oeuvres d’art ; l’inventaire et l’évaluation sont encore plus compliqués. Certaines oeuvres sont bien visibles dans les musées, des collections entières dorment paisiblement dans les caves de ces  musées ou au mobilier national. La gestion de tout cet ensemble a été très souvent critiquée par la Cour des Comptes sans effets tangibles. Elle a noté des disparitions inquiétantes. Ainsi, un très grand tapis de la Savonnerie avait dévalé les étages pour que sa trace soit perdue officiellement.

 

LES CONDITIONS DE LA VENTE

A l’idée de vendre tout ou partie du patrimoine public, les très riches cavaliers de la dépense publique inventeront de multiples arguments mensongers pour contrer le projet. Une objection probable est que des lois interdisent souvent la vente mais ce qu’une loi interdit une autre peut l’autoriser.

Quelle que soit l’immensité inconnue de l’endettement public, ce patrimone dépasse très largement cet endettement et le remboursement est le chemin nécessaire bien que non suffisant pour reprendre la route  de la prospérité.

Il est impératif que les immenses fonds récoltés servent réellement au remboursement des dettes. Ils ne doivent donc nullement se perdre dans les méandres nauséabonds des déficits publics. Dès la première année il faut un surplus public ce qui existe dans beaucoup de pays.

 

 LA DANSE DEVANT LE BUFFET

Les journées du patrimoine ont eu au moins l’intérêt d’analyser en profondeur une particularité de l’exception française. Le risque est que la classe politique ferme les yeux et poursuive comme avant.

Elle danse avec allégresse devant le buffet, les danseurs se cooptant par de multiples réseaux avec d’étranges transmissions familiales

Ils négligent gravement que dans le village global qu’est devenu la planète économique les parquets réputés les plus solides peuvent s’écrouler avec fracas.

MICHEL de PONCINS

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