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Claude Guéant, un lieutenant de police ou de Sarkozy?

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Claude Guéant : La partie visible de l’iceberg Sarkosy

Tandis que El Dia y faisait (déjà il y a quelques mois) une    allusion certaine, l’enquête sur l’affaire (une des affaires, devrais-je plutôt dire) Claude Guéant semble loin d’être à son terme :
Après les « justifications » vaseuses quant aux sommes en liquides découverte chez lui (20 à 25.000 euros), aux soi-disantes primes qu’il aurait touché entre 2002 et 2004 (144.000 euros), les 500.000 euros provenant d’une obscure  vente de tableaux (grâce à la complicité d’un « confrère » malaisien), une perquisition chez l’ex-ministre de l’intérieur vient de révéler l’existence d’un versement de  25.000 euros (une bagatelle par rapport au reste…) en provenance de Jordanie.
On se rapproche doucement d’un million d’euros survenus magiquement ou incompréhensiblement (choisissez le terme qui vous convient, le résultat est le même) dans l’escarcelle de l’un des truands du moment…
Tout cela pour protéger (ou tenter de protéger) l’ex-président qui affirmait abandonner la politique s’il était battu, qui n’a de cesse à ronger son frein depuis sa défaite et dont l’ego a du mal à s’en remettre. On imagine difficilement l’importance de  son escroquerie.
Nonobstant, il ne faut pas retenir « l’information » à son premier degré :Le système fonctionne bien et est parfaitement huilé ; les chiffres révélés et offerts en pâture au quidam ne correspondent pas à coup sûr avec la réalité, n’ayant pour but (encore une fois) que de tenter de faire croire que politique et justice assument chacune leur rôle et sont outrées face à de telles « malversations ».
La presse s’en fait le relais, le citoyen s’offusque face à des chiffres qu’il peut assimiler, et le tour est joué…
Après le choc des révélations, le « scandale » qu’il provoque, tentant fallacieusement d’enterrer l’affaire Cahuzac , la suite logique voudra qu’un non lieu soit prononcé envers cet ex-dirigeant et la vie reprendra son cours en attendant un nouveau scoop qui à son tour inhumera cette imposture. Il ne faut pas cependant s’y tromper et imaginer, comme on nous laisse l’entendre, que les politiques sont stupides au point de se laisser piéger par une enquête menée par  leurs propres employés.
Tout (si vous appartenez à cette caste politique) est prévu. Les transactions sont tellement complexes et sécurisées qu’il est matériellement impossible d’en retrouver la trace. Seuls en subsistent les vestiges (outranciers pour le « tout un chacun » mais tellement négligeable pour les protagonistes).
Ne demeure finalement que la mémoire des témoins, à l’instar des déclarations de Mouammar Kadhafi ou celles de  Ziad Takieddine
Si le premier s’est vu offrir la destinée qu’on lui connaît, le deuxième croupira-t’il bientôt dans une geôle « républicaine »…
Dans cet imbroglio juridico-politico-financier, difficile alors d’appréhender le niveau de la corruption, d’imaginer les tricheries, d’évaluer les impostures, de quantifier les détournements…
Tandis que la potiche qui sert actuellement de Président à la France, « wenig Charismatisch » (« manquant de charisme ») tel que le surnomme le célèbre magazine d’outre Rhin « Der Spiegel », ne peut s’éloigner de ses prédécesseurs (au point de passer ses vacances l’été dernier à quelques kilomètres seulement du « nain de jardin » et de « Jacquou le Rockant »), le navire France est semble-t’il destiné à l’épilogua du Titanic…
La cour des miracles, en la matière, est une bien triste évidence et si les Mille et une nuit restent imaginaires, les quarante voleurs, formés à l’ENA, eux, sont bien réels.
Ali en resterait baba…