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De Gaulle à Hollande….

 

40ème anniversaire de la mort de Charles De Gaulle | Christian ...

A évoquer les niches politiques nous touchons aux fondements de la prétendue démocratie à la française. Le point de départ, le vrai socle est le financement  public des partis politiques. Ce financement est une véritable escroquerie en bande organisée. Un petit groupe de manipulateurs a décidé de prendre par la force à tous les autres des sommes d’argent immenses et non connues pour financer ses propres actions politiques. Bien entendu l’argent est réservé pour l’essentiel aux partis qui s’autoproclament «partis de gouvernement». Les autres se contentent de miettes : le barrage aux hommes nouveaux ainsi qu’à leurs  idées fonctionne parfaitement.

L’origine de cette imposture est dans la focalisation de la cérémonie politique sur l’élection présidentielle. Celle-ci est devenue au fil du temps un vrai rite à cause de l’importance de l’enjeu. Gloire et richesse découlent sur le vainqueur et sur ses feudataires. Ce n’est pas pour oublier les autres élections qui obéissent, à un moindre degré, aux analyses que nous faisons aujourd’hui. Étant donnée son importance, l’élection présidentielle coûte de plus en plus cher fournissant un prétexte facile à l’imposture du financement. Plus il y aura d’argent sur la table, plus les prédateurs publics dépenseront et plus ils en voudront : la ruine infligée au peuple français par le financement des partis a de beaux jours devant elle.

Cherchons à apprécier l’importance de la richesse apportée par les fonctions du sommet. Celle-ci est formée bien sûr par les salaires importants mais surtout par les avantages indirects ; citons entre autres : les retraites, les cumuls, les missions, le train de vie, le droit absolu au reclassement en cas de panne. Les bénéficiaires n’en parleront guère observant le principe du « pas vu, pas pris ».  Nous avons naguère calculé que la pyramide incroyable d’élus qui pèse sur le peuple français prélevait abusivement plus de cinq pour cent du PIB.

POUR GAGNER LE GROS LOT

C’est pour gagner le gros lot qu’il faut ratisser le plus large possible, à savoir exploiter toutes les niches politiques. Lors de l’élection de 2012 les deux candidats restant en lice, Sarkozy et Hollande, avaient pratiquement le même  programme qui était de poursuivre la ruine de la France. Seuls les séparaient  des postures dans le discours. Les médias, acteurs et esclaves de l’orchestre, accusaient  Sarkozy d’être de droite ce que l’intéressé rejetait hautement, ayant d’ailleurs souvent montré par ses actes qu’il était de gauche. Quoiqu’il en soit, chacun  pour attirer le chaland devait additionner des voix d’où les promesses insensées  aux uns et aux autres : ce sont les niches politiques.

Listons quelques promesses faites par Hollande qui fût au finish le plus adroit puisqu’il gagna le gros lot. A grand renfort de l’argent qui nous était dérobé, il courait partout chasser les « niches politiques « : entrepreneurs, pauvres, chômeurs, Florange, raffineries, patriotes, européistes, maîtres des écoles, fonctionnaires ; chacun eût son petit lot bien à soi. Personne n’attira l’attention, et pour cause sur les contradictions entre les niches. Chaque  niche correspond à des promesses électorales et les calculateurs en ont compté  531 ce qui n’est pas mince.

Il faut reconnaître qu’il n’a pas ajouté à ces niches celle des riches. Il a avoué tout tranquillement sa haine des riches. Nous nous trouvions en pleine comédie.  Il est immensément riche par lui-même et ses fréquentations et, donc, en cacophonie intérieure : chacun  en rigole comme il peut.

UN FAUX DÉMOCRATE

Les gens au pouvoir depuis longtemps se proclament farouchement attachés à  la démocratie quitte à envoyer parfois des bombes sur les peuples assez obtus puisqu’ils ne comprennent pas leur conception de la démocratie.

Hollande, bien que dit normal, manifeste une particularité. Il est tellement démocrate qu’il est président depuis un an et reste toujours candidat à sa propre succession. Nous n’avons pas de président mais un perpétuel candidat. Il existe à l’Élysée plusieurs fonctionnaires grassement payés qui font le compte des promesses qui sont tenues ou ne le sont pas, ou seulement à moitié tenues. Les niches politiques sont toujours là. La plupart de ces niches sont bien gardées par les chiens de garde de la gauche et, de ce fait, le candidat Hollande est tiré vers la gauche.

En témoigne le  pas de danse qu’il a fait le premier mai vers les entrepreneurs. Cherchant des sous partout, il voulait taxer à mort les plus-values de cession. Il y a là de quoi geler toute l’économie qui est faite d’aller et retours incessants. Après des protestations il a accepté d’atténuer la punition dans un système complexe à souhait. Les patrons présents à la cérémonie ont applaudi. Ce ne sont pourtant que des misères à côté de l’ouragan fiscal qui écrase doublement leurs entreprises. Une première fois en les matraquant, une deuxième fois en appauvrissant leurs clients.

DEVENIR PRÉSIDENT

Après un an de pouvoir, la situation de François Hollande est étrange. Il s’écroule de partout dans les sondages et navigue au hasard des évènements, balloté entre des vents contraires en se heurtant au mur des réalités. Toutefois, il dispose encore d’une quasi totalité des pouvoirs.

Il pourrait laisser tomber la défroque du candidat et revêtir les habits d’un Président. Il faudrait abandonner la pyramide des niches politiques et gouverner dans l’intérêt de l’ensemble du peuple français. Comme nous l’avons souvent montré la marge de manœuvre est immense et la richesse pour tous est au bout du chemin. Les titulaires des niches en profiteraient largement comme tous les autres.

S’il ne le fait pas, soit par intérêt, soit par incapacité, soit par idéologie,  il va se  fracasser et il nous restera les larmes.

MICHEL de PONCINS