François Hollande, toujours plus de chômage….

Les nouvelles sur le front du chômage sont sinistres et le  pouvoir ne cesse d’en gémir à juste titre ; il pleure en fait sur sa propre incapacité à mener le combat, celle-là venant hélas de son  idéologie destructrice.

Nous donnerons peu de chiffres, ces derniers se trouvant dans les journaux et les médias. Le pays compte  fin 2012 pas moins de 284 600 chômeurs de plus pour l’année et le total représente 10% de la population active. Il est utile de noter qu’une grande partie de cette population n’est pas sujette à la maladie : fonctionnaires et assimilés. Après les rectifications nécessaires, il serait possible que le vrai taux soit de 20 %.

Les plans sociaux se succèdent les uns après les autres. Un effet cumulatif se produit, les entreprises profitant de la panique pour  fermer des sites.

L’exemple de l’automobile est frappant. Cette industrie, si riche d’emplois variés, est prise en ciseaux. D’une part se trouve la paupérisation, œuvre volontaire du gouvernement comme nous l’avons montré souvent dans ces flashs et de l’autre la cherté relative de la main d’oeuvre à cause de  charges indues.

 

FLORAISON DE DISPOSITIFS 

Dans ce désastre dont le pouvoir est l’auteur, celui-ci a deux comportements. Il galope de-ci de-là dès qu’un plan social se dessine et vient pleurer sur place en dépêchant un ou plusieurs  ministres ; des promesses intenables, soit économiquement, soit juridiquement, sont émises et, tout aussi tôt,  il court ailleurs.

Son autre stratégie est d’inventer des dispositifs : ce mot qui devrait être banni de l’action publique, reflète la volonté des  politiques de réparer les calamités dont ils sont si souvent les auteurs ; en général, le dispositif n’est qu’une usine à gaz de plus s’ajoutant à la galaxie d’usines à gaz préexistantes : voir les emplois d’avenir ou les contrats intergénérationnels. C’est pourtant, sur cette base que, par ignorance ou légèreté, le Président avait promis dans des vœux de terrasser la bête avant la fin de 2013. Le voici aujourd’hui contraint piteusement de faire du rétropédalage.

C’est en ce moment, le mardi 22 février, que la Cour des comptes lance un rapport assassin sur les aides publiques en faveur du marché du travail, à savoir justement ces dispositifs. Ces aides représentent 50 milliards d’euros par an, soit 2,5 points de PIB. Elles s’accompagnent de la hausse du chômage dont la Cour remarque qu’elle risque de se prolonger, les plus faibles en souffrant davantage. Elle en profite pour épingler le régime des intermittents du spectacle : il creuse le déficit de l’assurance-chômage d’un nouveau milliard chaque année pour seulement 3 % des demandeurs d’emploi.

Les lamentos sur le chômage ne sont pas nouveaux car les mauvaises nouvelles déferlent depuis longtemps, que ce soit sous des gouvernements de la fausse droite ou de la vraie gauche. L’énoncé de la kyrielle des dispositifs censés le corriger est impossible.

 

POURQUOI ET COMMENT LE CHOMAGE 

En fait il y a deux  causes majeures : le code du travail et la fiscalité en folie.

Le code  du travail compte 4 200 pages et augmente chaque année de 500 pages. Il  est rempli d’obstacles à l’emploi. Signalons en particulier la difficulté de licencier, avec le temps et l’argent perdus dans les prud’hommes. C’est comparable au maintien dans les lieux qui a ruiné le logement pendant de longues années.

L’immense tissu des  entreprises est prêt à créer des emplois en grand nombre si on ne les en empêche pas par les lois fiscales et sociales. Cela peut concerner aussi bien des  firmes de milliers de personnes que des PME ou des TPE. Comment se prend la décision d’embaucher ou pas ?  Il faut légitimement que l’embauche maximise les profits. Le  risque est toujours important. Il faut que ce risque soit largement inférieur aux profits espérés, ceci si possible d’une façon pérenne. C’est là que la fiscalité intervient dans le cadre de la centaine d’impôts que paient les entreprises. Aux  impôts plus  ou moins connus s’ajoute une incertitude permanente qui avec Hollande s’est fortement aggravée. Il n’est pas étonnant, dans ce contexte,  que les entrepreneurs restent l’arme au pied en rongeant leur frein.

L’histoire du TITANIC est instructive. Le capitaine était seul maître à bord comme le veut l’usage. Il a mal analysé les faits et, surtout, s’est obstiné dans l’erreur : la suite est connue. Par un pur  hasard électoral, le capitaine du vaisseau France a tous les pouvoirs, ce qui est très rare. A lui de s’informer sur les causes réelles du chômage. Sur cette base, il est facile de définir la route de l’emploi. Il peut, grâce à ses pouvoirs, bousculer les oppositions  inévitables.  S’il s’obstine dans l’erreur, il va précipiter les passagers du vaisseau contre l’iceberg dur de la réalité.

 

MICHEL de PONCINS