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Marine Le Pen mettrait Sarkozy échec et mat?

Tracts et affiches | Front National
Alors que Marine Le Pen pourrait être la surprise du premier tour des élections présidentielles 2012 en évinçant Nicolas Sarkozy du premier tour, il est intéressant d’essayer de savoir si elle n’est que la fille de son père ou si elle possède une véritable personnalité et une idée politique personnelle.
L’abandon de l’euro, et d’une certaine façon l’Europe fait partie de ce que El dia de la Républica prône depuis des années, les deux ayant fait la preuve que ça n’était que source de ruine et n’apportaient rien sur le plan politique. Nous avons démontré depuis longtemps que le seul intérêt de cette Europe était pour le personnel politique toujours plus nombreux, ce qui fait le bonheur des partis et des familles des élus, y compris le Front National. Après une France bananière, nous avons instauré une Europe bananière au mépris des peuples, il suffit pour s’en convaincre du dernier référendum ou les Français ont dit non, et les politiques ont fait comme s’ils avaient dit oui…

Marine Le Pen, née Marion Anne Perrine Le Pen le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France), est une avocate et femme politique française, actuelle présidente du Front national.
Elle siège au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais depuis mars 1998 (avec une interruption entre mars 2004 et mars 2010) et au Parlement européen depuis juillet 2004.
Marine Le Pen est la benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen, et de sa première épouse Pierrette Lalanne. Elle est baptisée le 25 avril 1969, à l’église de la Madeleine.
Elle étudie par la suite le droit à l’université Paris II-Assas où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990, puis un DEA de droit pénal en 1991.
Marine Le Pen a été mariée à Franck Chauffroy, dirigeant d’entreprise et dont elle a trois enfants (Jehanne, Louis et Mathilde). Divorcée en 1999, elle s’est remariée avec Éric Lorio, ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est divorcée. Son compagnon est aujourd’hui Louis Aliot.
Trois compagnons, serait-ce que Marine est instable ou invivable?

Adhérant au Front national en 1986 à l’âge de 18 ans, elle se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993, et c’est déjà une source d’inquiétude car il est normal de penser qu’elle était pilotée par son père…

L’échec de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle, gratifié de 10,44 %, alors qu’il espérait une nouvelle qualification pour le second tour, provoque des dissensions au sein du parti. Marine Le Pen est accusée par ses concurrents d’avoir éloigné le parti de sa tradition en l’ouvrant aux influences externes et en adoptant une stratégie de « dédiabolisation » finalement vaine. Marine Le Pen semble toutefois devoir être la seule rescapée de ce que la presse appelle un « effondrement » du FN, puisqu’elle est le seul membre du parti à se qualifier au second tour des élections législatives du 17 juin 2007. En rassemblant une grande partie de l’électorat de droite, elle réalise un score de 41 % face à son concurrent du second tour, le socialiste Albert Facon.

C’est en 2007 que Marine Le Pen décide de s’implanter à Hénin-Beaumont, une commune ouvrière de 26 000 habitants située dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, et en difficulté économique suite à de nombreuses fermetures d’usine. Aux élections législatives de juin 2007, elle se présente ainsi dans la quatorzième circonscription du département comme le lui avait demandé quelques mois plus tôt, Steeve Briois, le responsable local du Front national. Ce dernier, conseiller municipal d’Hénin-Beaumont, mène depuis près de quinze ans un important travail d’implantation dans cette ville, avec des résultats électoraux en progression à chaque élection. Accusée par ses adversaires d’être une « parachutée », Marine Le Pen explique le choix de cette circonscription par le fait qu’elle serait « symbolique des problèmes majeurs de la France : chômage, délocalisation, insécurité ». Lors de la campagne, un ancien élu local socialiste, Daniel Janssens, prend la tête du comité de soutien à Marine Le Pen. Il fut pendant dix-sept ans secrétaire de la section du PS à Leforest et pendant vingt-quatre ans premier adjoint au maire de Leforest. S’affirmant déçu par le député sortant socialiste Albert Facon, Daniel Janssens déclare vouloir « donner un coup de pied dans la fourmilière ». Marine Le Pen reçoit également le soutien, durant l’entre-deux tours, des gaullistes Alain Griotteray, Michel Caldaguès et Paul-Marie Coûteaux.
Aux élections municipales de mars 2008, elle figure en deuxième position sur la liste du Front national à Hénin-Beaumont conduite par Steeve Briois. La campagne est marquée par l’agression de Marine Le Pen, insultée par deux individus dont l’un brandit un pistolet et selon certains témoins, aurait tiré un coup de feu. Finalement le principal coupable sera condamné à dix mois de prison dont deux ferme. Avec un score de 28,83 %, ils échouent dans leur tentative de remporter la mairie mais font élire cinq conseillers municipaux, dont Marine Le Pen. Toutefois, le groupe FN dépose un recours en annulation contre l’élection de la liste du Parti socialiste. Il sera rejeté par le tribunal administratif de Lille et Steeve Briois porte l’affaire devant le Conseil d’État, qui rejette à son tour la demande.
Le maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, est finalement révoqué de ses fonctions pour « détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme »

Le 5 mars 2011, un sondage Harris Interactive crédite Marine Le Pen de 23 % des intentions de vote en vue de l’élection présidentielle de 2012, devançant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (chacun crédité de 21 %). Le 8 mars, selon le même institut, si Dominique Strauss-Kahn ou François Hollande étaient les candidats socialistes, elle est créditée de 24 % dans les deux hypothèses. Ces sondages, suivis par d’autres qui confirment cette tendance, provoquent de nombreuses réactions, puisque c’est la première fois sous la Ve République qu’un candidat d’extrême droite est donné en tête du premier tour de l’élection présidentielle.

Programme:
Les mesures phares étant, du côté des recettes, la sortie de l’euro et le retour à une monnaie nationale, l’instauration de taxes sur les marchandises et les services importés, la baisse de la contribution française au budget communautaire, une réduction importante de l’immigration et le rapatriement de tous les clandestins, la lutte contre la fraude fiscale et sociale, et du côté des dépenses une augmentation importante des budgets de la fonction publique de l’État (justice, police, recherche fondamentale), de la formation professionnelle, des budgets d’investissements d’infrastructures (SNCF) et de recherche pour les énergies alternatives, une aide au financement et à l’installation des TPE et des PME, l’augmentation de 200 euros net de tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC par une exonération des charges sociales, l’augmentation de la prise en charge de santé pour les plus pauvres (régime de base), pour les zones rurales (soins de proximité), pour la lutte contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer (recherche), et une réévaluation de l’allocation adulte handicapé
Opposée au libre-échange total, elle se déclare en faveur d’un « protectionnisme raisonné » afin d’empêcher une concurrence de la part des pays émergents qu’elle qualifie de déloyale. Se défendant de toute autarcie, elle explique sa position en comparant l’économie à un fleuve impétueux : le libre-échange reviendrait alors à laisser dévaler le torrent, l’autarcie serait de créer un barrage, et le protectionnisme dont elle parle correspondrait à l’installation d’une écluse. Elle prend ainsi soin d’adoucir la présentation de ses positions : « Notre position n’est pas extrême comme voudraient le faire croire nos adversaires, mais médiane ». Par ailleurs, elle résume la vision qu’elle a de la mondialisation par la formule : « faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs ».
Ses prises de position en matière d’économie font souvent référence à l’économiste Maurice Allais auquel elle rend hommage après sa mort en octobre 2010. Ce Prix Nobel d’économie (1988) avait mis en garde contre les effets du libre-échange et de la mondialisation, et avait critiqué le traité de Maastricht, la mise en place de la monnaie unique européenne, et le traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Le plus gros problème de Marine Le Pen est le passé de son père et de ses stupides déclarations qu’elles n’a toujours pas condamné avec la plus grande clarté. Ses fréquentations douteuses ne l’aideront pas plus à rassembler les démocrates. Elle répond avec une certaine malice que les fréquentations et les actes de Nicolas Sarkozy ne valent pas mieux, et tout le monde en est d’accord, mais tomber de Charybde en Scylla ne devrait pas être l’objectif d’une élection présidentielle…

François Hollande qui n’a aucun programme pourrait bien devenir le nouveau président comme le joueur de cartes qui passe sans arrêt et qui se retrouve le gagnant.