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Balladur, une crapule comme tous les autres…

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Jacques Robert, ancien membre du Conseil, explique dans  un entretien jeudi au Parisien/Aujourd’hui en France l’entourloupe au sujet des comptes de campagne d’un certain Edouard Balladur associé à un certain Nicolas Sarkozy... « Mon impression, c’est que Roland Dumas(président du Conseil à l’époque),  Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l’époque par la barbichette.  Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe« , avoue cet ancien  professeur de droit, président honoraire de l’université Panthéon-Assas. « Les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de  recettes d’origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers« , se souvient l’ancien « Sage », qui précise que l’ancien Premier ministre n’a jamais répondu aux demandes d’explications des trois conseillers rapporteurs

Tous pourris, c’est à dire affirmer une réalité, il parait que cela fait populiste et donc pas politiquement correct…. Et la guillotine, est-ce encore révolutionnaire ou des camps genre goulag pour réinsérer la classe politique dans le civil, voir un peloton d’exécution face à un mur, quelle est la solution acceptable aujourd’hui? Mais revenons au fonctionnement de la république bananière française dont l’enterrement d’un membre éminent vient de survenir, Danielle Mitterrand.

Cette « entourloupe« , Jacques Robert l’avait déjà dénoncée le 22 septembre dernier dans le cadre d’une enquête diffusée au journal de 20 heures de TF1. Il affirmait alors, sans détour, avoir dû manipuler les chiffres. « Combien y-a-t-il de participants à un meeting, combien y-a-t-il de repas exacts ? On peut toujours augmenter ou diminuer pour faire en sorte qu’un compte, irrégulier au départ, devienne régulier« . Interrogé par TF1 à l’époque, Roland Dumas, l’ancien président du Conseil constitutionnel confirmait également avoir modifié les comptes de campagne d’Edouard Balladur : « On a validé. Si on avait annulé l’élection, les deux candidats n’auraient pas pu décemment se représenter. C’était la République sans tête« , avançait-il.

Et une république bananière sans tête, c’est la porte ouverte à un éventuel état de droit, quelle horreur….
Les rapporteurs auraient donc, à la demande de ce dernier, revu leur copie jusqu’à « présenter des comptes exacts… à 1 franc près« , précise aujourd’hui dans le Parisien jacques Robert, qui raconte que les membres du Conseil « se sont séparés, sans un mot, avec le sentiment que  la raison d’Etat l’avait emporté sur le droit« . Défense de rire sur ce ramassis de crapule dont faisait partie Jacques Robert.