Press "Enter" to skip to content

le RAID, l’Etat, la Justice, tous des fumistes.

Cooperation du RAID
Des casseurs de portes qui ne cassent pas des briques…

Un article dans Libération qui met en valeur une fois de plus la république bananière française qui voudrait tant être un état de droit au moins en parole…
La justice qui condamne l’état pour préjudice moral à 10.000 euros alors que les enfants étaient présents, probablement marqués à vie, ce n’est pas cher…
D’autre part cette épisode met en lumière l’incompétence de la police et des juges d’instruction. Les gangsters, eux, ont beaucoup ri, mais ce sont les seuls.
La France décidément n’est vraiment pas un pays sérieux, à l’image de sa classe politique.

LIBERATION.
Perquisitionnée par erreur, une famille fait condamner l’Etat
Le Raid avait débarqué en force, pensant viser des figures du banditisme parisien qui résidaient en réalité dans un pavillon voisin.

Une famille résidant dans un pavillon voisin des Hornec, dont plusieurs membres sont considérés comme des figures du banditisme parisien, a fait condamner l’Etat à lui verser 18.000 euros après avoir été perquisitionnée par erreur, selon un jugement consulté mardi par l’AFP. Le 9 novembre 2006, à 6 heures du matin, c’est le branle-bas de combat chez cette famille de Montreuil (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris.

Des policiers du Raid font usage de leur arme à feu pour fracturer la porte d’entrée et s’introduisent avec violence dans la maisonnée endormie. Ils tirent les parents de leur lit, les entravent, les plaquent au sol et les gardent sous la menace d’une arme pendant une heure et demie, en présence de leurs enfants de 6 et 9 ans.

Durant tout ce temps, la famille ne reçoit aucune explication, alors qu’il est procédé à une perquisition intérieure et extérieure du pavillon. Les policiers effectuent notamment une fouille approfondie de l’atelier dont les tuiles sont défaites et la laine de verre arrachée.

En fait, rappelle dans son jugement du 12 octobre la Première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris, «l’opération de police visait les consorts Hornec».

Préjudices moral et matériel

Dans ce jugement, le tribunal reconnaît qu’il n’y a «pas faute des policiers» qui agissaient sous le contrôle d’un juge d’instruction, «en ce que la famille Hornec est une famille très dangereuse, impliquée (…) dans de nombreuses et graves infractions dont des braquages.»

Par conséquent, «des précautions exceptionnelles devaient être prises, même si celles-ci ont constitué des violences -anormales et spéciales- pour leurs voisins immédiats.»
Toutefois, notent les magistrats, la famille en question «a couru des risques bien supérieurs à ce que peut endurer en principe un citoyen».

L’Etat français devra donc verser à cette famille 10.000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral, 5000 euros au titre du préjudice matériel, plus 3000 euros de frais de justice.