Press "Enter" to skip to content

La justice française mieux que l’américaine? DSK ou Karachi.

Par William Cardspeare
Source AFP.

Le juge Jean-Louis Bruguière est sur la sellette et ce n’est pas la première fois qu’en France, justice est synonyme de corruption.
Dans l’affaire de Karachi, les familles des victimes ont déposé une plainte contre ce juge pour faux-témoignage et entrave à la justice, rien que ça…
L’ex-juge antiterroriste était en charge de l’enquête de 2002 à 2007.
Entendu le 16 mai par son successeur Marc Trévidic, Jean-Louis Bruguière avait été interrogé sur l’absence au dossier d’un rapport d’autopsie du poseur de bombe présumé.
Cette autopsie avait été pratiquée par une Française, Dominique Lecomte, qui s’était rendue en urgence sur les lieux de l’attentat.
« Je n’ai pas obtenu le rapport de Mme Lecomte », s’était défendu l’ex-juge lors de son audition. Or Mme Lecomte, elle aussi entendue par M. Trévidic, a affirmé avoir remis l’original de ce rapport à M. Bruguière, qui le lui avait réclamé « avec insistance ». Qui ment dans cette affaire, bien qu’ on ne voit pas l’intérêt du médecin légiste….
Selon le rapport, l’autopsie montre que « le sujet se trouvant près du foyer de l’explosion se trouvait en position debout ».
Pour Me Morice, l’avocat des familles des victimes, cet élément « exclut qu’il y ait pu avoir quelqu’un conduisant le véhicule » qui a explosé contre le car transportant les employés de la Direction des constructions navales (DCN) victimes de l’attentat.
Or, selon la version officielle, l’attentat a été perpétré par « un terroriste kamikaze au volant d’une Toyota ».
Ainsi, explique Me Morice, « durant toutes ces années, une véritable désinformation a été orchestrée aux fins de faire croire que cet attentat avait été réalisé sous forme d’attentat suicide ».
Après avoir longtemps privilégié la thèse islamiste, les enquêteurs sont lancés depuis 2009 sur la piste d’un mobile financier pour expliquer l’attentat qui a tué 15 personnes le 8 mai 2002, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN).
A l’heure ou dans l’hexagone on a tant décrié la justice américaine s’acharnant sur le pauvre DSK, candidat à l’élection présidentielle, parlant d’un véritable complot pour déstabiliser la France, le FMI, ce nouvel éclairage dans l’affaire de Karachi en rappelle tant d’autres…
En République bananière, on a la justice, les institutions, les hommes politiques qui vont avec…