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Tapie-Christine Lagarde, la prochaine Bombe au FMI?

Christine Lagarde under investigation over role in payments to ...
Christine, ça va passer comme une lettre à la poste…

Par Ramon Lacontessa
Alors que Christine Lagarde songe très sérieusement à sa reconversion comme directrice du FMI pour succéder à l’impétueux DSK, arguant qu’elle ne risquera pas de sauter sur le personnel masculin de son environnement et que pour ce qui est de ses compétences, elle a très largement prouvé qu’elle n’en avait pas, ce qui correspond parfaitement à la fonction.
En effet, le FMI c’est une sorte de Caisse des dépôts qui redistribue les fonds des cotisations de tous les pays cotisants, en bref un travail de postier.
Mais après le scandale DSK, un autre pourrait bien surgir du fait de Christine Lagarde. Il ne s’agit pas de sexe, pas de viol, mais plutôt d’argent et combien…
Dans l’affaire Tapie, Christine Lagarde a décidé seule contre l’avis de son entourage professionnel, contre les institutions concernées, de verser un véritable magot à l’ancien truqueur de Match de foot et on s’interroge sur d’éventuelles rétrocommissions bien qu’on ne soit pas à Taïwan mais à Paris.
Le Canard Enchaîné de cette semaine rappelait les ambiguïtés de cette affaire.
Le Canard enchaîné s’appuie sur les analyses de la Cour des comptes : le Canard affirme ce que nous rappelions plus haut que la ministre de l’Economie a pris à plusieurs reprises des décisions contraires à l’avis des services de Bercy dans le règlement de l’affaire Tapie/Crédit Lyonnais.
Selon le journal de mercredi, la Cour épingle le choix en 2007 d’une procédure d’arbitrage pour trancher le contentieux, jugé « contraire aux intérêts » de la puissance publique par l’Agence des participations de l’Etat (APE) citée dans le rapport. Le document relève aussi l’absence de recours après la condamnation du Consortium de réalisation (CDR, gérant le passif du Lyonnais) par un tribunal arbitral en juillet 2008 à verser 240 millions d’euros à Bernard Tapie, plus une centaine de millions d’intérêts et 45 millions pour préjudice moral. Bigre, tout cela fait beaucoup d’argent pour un homme seul…
« On pourrait toutefois considérer que l’ampleur exceptionnelle de la condamnation (…) justifie en tout état de cause de former un recours en annulation, même si celui-ci a de faibles chances d’aboutir », avait écrit à l’époque l’APE, dans une note reprise par le rapport dont le Canard enchaîné publie l’extrait en fac-similé. Dans ce rapport mis en avant par le Canard, la Cour estime aussi que pour cette affaire, « il était nécessaire de s’assurer par toutes les voies appropriées, y compris par la consultation du Conseil d’Etat, que le CDR était habilité à recourir à l’arbitrage ».
En conclusion, une affaire de deniers publics réglée par une personne seule; on peut s’interroger à qui profite ce deal, sûrement pas aux français.