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Analyse: Marine Le Pen en tête…

Marine Le Pen en tête au premier tour : racisme ou insurrection démocratique des Français ?
Publié le 7 mars 2011 par Cyrano

C’est bien évidemment le coup de tonnerre du week-end. Marine Le Pen, selon un sondage du Parisien, arriverait en tête du premier tour de l’élection présidentielle, si les Français devaient voter ces jours prochains. La classe politique et médiatique était déjà tout affolée parce que les précédents sondages donnaient la nouvelle présidente du Front national en troisième position, seulement à quelques points de Sarkozy et du socialiste, si cela est Aubry. Cette fois, c’est panique à bord !

Ils avaient pourtant lâché, depuis quelques jours, tous leurs pitt-bulls sur les plateaux télévisés. Alain Duhamel, bouffi d’auto-satisfaction, n’a toujours pas pardonné à Marine Le Pen de l’avoir ridiculisé, lors d’une joute oratoire. Il sonne donc régulièrement la charge contre la candidate du Front national, relayé dans ce registre par ceux que le journaliste du Monde Diplomatique Serge Halimi appelait « Les chiens de garde ». Dans ce rôle, Askolovitch, Joffrin, Apathie, Bourdin, les Grandes Gueules, Demorand, Domenach, Plenel, et nombre de leurs confrères se relaient. Pouvant difficilement cacher leur haine (surtout Joffrin-Askolovitch), ils reprochent à Marine Le Pen son programme économique, qui n’a pas l’heur de convenir à ces spécialistes auto-proclamés, d’avoir l’outrecuidance d’oser envisager une France en dehors de l’Union européenne, de ne pas relayer le discours islamiquement correct, de ne pas parler de l’immigration comme d’une chance pour la France, de vouloir rétablir l’autorité de la police et des enseignants, et, horreur, de ne pas avoir succombé au discours compassionnel sur les réfugiés tunisiens ou libyens. La présidente du FN a en effet osé envisager que notre marine ait le contrôle de nos espaces maritimes et fasse rebrousser chemin aux clandestins qui veulent venir s’installer en France par centaines de milliers, dans un scenario ressemblant à celui du Camp des Saints. Bref, glapissent-ils à l’unisson, Marine est pire que son père, elle n’a pas de coeur, « elle est méchante » ! Ces « chiens de garde » sont tellement bouffis d’orgueil, contents d’eux-mêmes, repus de leur petit pouvoir médiatique qu’ils ne se rendent même plus compte que plus ils crachent leur haine contre la présidente du Front national, plus ils insultent les Français, et plus ils jettent les électeurs dans ses bras.

Ils avaient pourtant, ces derniers jours, lâché les élites (et quelles élites !), sur les plateaux. Les téléspectateurs, abasourdis, ont pu entendre Alain Minc, Bernard-Henri Levy et Jacques Attali, chacun dans leur partition, cracher leur mépris de la France, et leur haine des Français. BHL raconte depuis trente ans que notre pays est peuplé de racistes, et que l’image de la France, c’est Vichy. Alain Minc, le petit prodige qui conseille les plus grands patrons français, a, lui, avec tout le mépris qui le caractérise, parlé de la France comme d’un petit village dans la mondialisation, et affirmé, en bon européiste, que l’immigration était nécessaire pour la croissance de notre pays. Quant à Attali, le conseiller des princes, il a lui, faisant du Djamel Debouze, osé dire que les racines de la France étaient autant musulmanes que chrétiennes, et que, dans nombre de départements français, la religion d’amour, de tolérance et de paix était présente avant le christianisme, suscitant cette réponse de notre ami Marc Noé, sans doute beaucoup moins intelligent que notre Attali national, mais un peu plus instruit historiquement.

http://www.legaulois.info/2011/03/attali-fleau-de-lhistoire-par-marc-noe.html

BHL-Attali-Minc, voilà donc quels sont les conseillers de Nicolas Sarkozy ! Pas étonnant que le Président de la République continue de s’effondrer dans les sondages !

Tétanisée, la classe politique ne sait plus quoi faire, tant elle est à la traîne pour courir après les thèmes que Marine Le Pen met régulièrement en avant. C’est elle qui donne le tempo, sur les prières musulmanes, sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’arrivée prochaine de clandestins et sur la corruption de certains hommes politiques en place. L’UMP ne sait plus comment s’y prendre. D’un côté, la ligne molle, islamophile et immigrationniste, autour de Juppé-Fillon-Raoult, va reprocher à Nicolas Sarkozy d’avoir, en évoquant un débat sur l’islam, cautionné le discours de Marine Le Pen. De l’autre, son aile plus dure, autour de Vanneste-Mariani, va au contraire reprocher au Président de la République son absence de lisibilité et de détermination, sur des terrains qui touchent la vie quotidienne des Français. Le discours d’un Copé, disant qu’ ‘il ne faut pas toucher à la loi de 1905, mais qu’il faut que l’Etat favorise la construction de mosquées », résume mieux que de longs discours l’affolement de l’UMP.

Mais que dire des propos hallucinants du nouveau ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, de retour d’Egypte : « Le dialogue que j’ai eu avec l’ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m’a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d’être éclairée et approfondie. » »Plusieurs d’entre eux m’ont fait part de leur vision d’un islam libéral et respectueux de la démocratie. » Dans ce pays, les coptes continuent de se faire assassiner, le mentor de Tariq Ramadan, Youssouf al Qaradawi, celui qui explique que les musulmans doivent finir le travail d’Hitler, concernant les juifs, est accueilli en héros, et celui que nous appelions l’islamo-collabo bordelais nous parle des Frères musulmans comme des gens respectueux de la démocratie !

Le Parti socialiste, quant à lui, est tout chamboulé par le bazar qu’Arnaud Montebourg a mis, en épinglant le fonctionnement quasi-mafieux de la Fédération de Marseille, autour des pratiques de Guérini (ce que Riposte Laïque avait dénoncé depuis longtemps). On espère un rapport équivalent sur le Nord-Pas-de-Calais et les amis d’Aubry-Percheron. Toute la rue de Solférino prie le ciel que le sauveur suprême des peuples, le président du FMI, Dominique Strauss-Kahn (merci Sarko) annonce solennellement sa candidature. Mélenchon, par anti-fascisme (défense de rire) a déjà annoncé qu’il soutiendrait l’ancien maire de Sarcelles.

Or, pendant que nos bobos se pâment devant ce qu’ils appellent les révolutions arabes – bien relire le texte de Radu Stoenescu, ce vendredi, sur le triomphe de Youssouf Qaradawi, en Egypte – c’est en France, à un autre phénomène que nous assistons : une insurrection démocratique du peuple, qui s’exprime par l’adhésion de plus en plus forte au seul discours alternatif audible à l’UMPS !

Tout le discours de la bobocratie s’effondre : Union européenne, immigration, islamisation, insécurité, souveraineté de notre pays, tous les thèmes confisqués, diabolisés, interdits par trente ans de politiquement corrects, ont de plus en plus l’adhésion du peuple de France. Pourtant, la présidente du Front national cumule deux handicaps : elle est membre du FN, parti diabolisé depuis trente ans, avec une responsabilité écrasante de son père, et elle s’appelle Le Pen, nom qui, pour beaucoup de Français, est encore insultant. Malgré ces deux handicaps, qui empêchent nombre de citoyens pourtant d’accord avec le discours de la présidente du FN, de se dire prêts à voter pour elle, Marine Le Pen est en tête, à 14 mois du premier tour. Tout simplement parce qu’elle ne nie pas, elle, les ratages de l’intégration, parce qu’elle dit, elle, ce qui réduit chaque jour au désespoir des millions de Français, parce qu’elle a ramassé les symboles de la République que droite et gauche avaient abandonnés… Aujourd’hui, n’en déplaise au petit monde politico-médiatique, c’est elle qui incarne Marianne, l’amour de la France et de sa République laïque !

Même si elle est la seule à avoir repris des grands pans du discours de Riposte Laïque, et notamment à avoir évoqué la réalité de notre pays, en état de guerre civile, comme le montraient les nombreux exemples évoqués par Roger Heurtebise dans un article inoubliable, nous ne prenons pas parti dans la bataille électorale, nous nous contentons de décrire et analyser les faits, laissant à nos lecteurs, qui sont majeurs et vaccinés, le soin de décider en leur âme et conscience pour qui voter.

http://ripostelaique.com/La-France-est-en-etat-de-guerre.html

Or, on ne peut que constater, qu’on s’en réjouisse ou le déplore, qu’en France, depuis des années, il y avait un boulevard pour le premier leader politique qui aborderait ces thèmes-là, et notamment l’islamisation de la France, due à une politique immigrationniste suicidaire. Comme l’UDC d’Oskar Freysinger en Suisse, comme le Parti de la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas, comme en Suède, comme en Autriche, comme en Belgique, ceux qui osent aborder ces questions font une progression spectaculaire à chaque élection. Abandonnés et insultés par la gauche, trahis par la droite européiste et libérale, les électeurs n’ont plus que le recours des partis qualifiés souvent de « droites populistes » pour essayer de sauver leur modèle civilisationnel et démocratique. La progression de Marine Le Pen, c’est la continuation du désavoeu de l’UMPS, qui se partage la France depuis plus de trente ans, et la défaite de franc-tireurs comme Nicolas Dupont-Aignan ou de Jean-Luc Mélenchon, incapables d’aborder clairement, dans leur discours, les thèmes qui touchent les Français. Ils avaient un boulevard, après le référendum de 2005 sur le TCE. Ils ont abandonné le terrain à Marine Le Pen, celle-ci a su remarquablement en profiter, tant pis pour eux !

Est-ce un hasard, dans ce contexte, si, soudain, les médias s’intéressent de plus en plus au discours de Riposte Laïque ? Christine Tasin en portrait de der de Libération, qui l’eût cru ? Apathie évoquant Christine et Fabien Engelmann sur « le Grand Journal » boboïsé de Canal Plus, Anne Zelensky dans « Le Monde » du 8 mars, dénonçant la chasse aux sorcières dont elle est victime dans certains milieux féministes, d’autres sollicitations médiatiques de plus en plus nombreuses, n’est-ce pas, plus que longs discours, la preuve que quelque chose d’énorme est en train de se passer en France ?

Finalement, comme le disait Pierre Cassen, dans la conclusion des Assises du 18 décembre, le vrai clivage, en France, n’est plus entre la gauche et la droite. Il est entre ceux qui aiment la France, qui tiennent à son maintien, et ceux qui, depuis trente ans, militent ouvertement pour sa disparition, par l’Union européenne, l’immigration sans intégration et l’islamisation de notre pays. Il est entre les patriotes, et les mondialistes, tout simplement. Nous aimons la France, et cet amour, nous le ressentons chez des personnes comme Marine Le Pen,Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Myard, André Gerin, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, Ivan Rioufol… Bref, toutes celles et ceux qui se font régulièrement insulter par les chiens de garde du système, les Sopo-Tubiana-Aounit et les BHL-Minc-Attali.

A nos amis de gauche qui risqueraient de s’étrangler à la lecture de cette conclusion, nous conseillons la lecture de ce texte :

« Mais ce qui est certain, c’est que la volonté irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini de la démocratie et de la paix, ce n’est pas seulement servir l’internationale et le prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera, c’est servir la patrie elle-même. Internationale et patrie sont désormais liées. C’est dans l’internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. » Jean Jaurès, L’armée nouvelle, 1911.

Cyrano