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Les chômeurs au boulot!

Dans le cadre d’un projet qui suscite la controverse, les chômeurs seront bientôt contraints de travailler au profit de la collectivité s’ils ne veulent pas perdre leurs allocations. Elle fait partie d’un plan de rigueur destiné à réduire la facture annuelle des allocations ,225 milliards d’euros et à “casser le cycle de la dépendance”, selon la formule du gouvernement.
Une économie énorme qui résout le problème des déficits et de l’assistanat.
Le ministre du Travail veut passer un nouveau “contrat” avec les quelque 1,4 million de chômeurs longue durée du pays. Pour que le travail demeure plus payant que les allocations, le gouvernement proposera aux demandeurs d’emploi un “crédit universel” qui remplacera les allocations existantes . Quand les conseillers jugeront qu’un chômeur aurait intérêt à retrouver la routine de la vie active, celui-ci devra effectuer 30 heures de travail bénévole par semaine, et ce pendant quatre semaines. Si le demandeur d’emploi refuse de se conformer à cette règle, il pourra perdre son allocation pendant au moins trois mois.
Le ministère du Travail envisage de faire appel à des prestataires privés pour organiser le placement des chômeurs dans des associations caritatives, des organisations de bénévolat et des entreprises. “Nous savons que des chômeurs ont besoin d’un effort supplémentaire pour se préparer à réintégrer le monde du travail. Il s’agit qu »ils retrouvent une routine qui les rendra bien plus intéressants aux yeux d’un employeur cherchant à pourvoir un poste, et aussi plus sûrs d’eux-mêmes. Le but est de casser le cycle de la dépendance”, explique une source proche du ministère.
Des sanctions – y compris la suppression des allocations – existent déjà pour les chômeurs qui refusent de suivre des stages de formation ou de se présenter à des entretiens d’embauche, mais elles sont rarement appliquées.
Le nouveau dispositif s’inspire des initiatives prises par les autorités américaines pour tenter de faire évoluer les comportements vis-à-vis de l’aide sociale et d’amener les gens à ne plus considérer celle-ci comme une option à vie. Aux Etats-Unis, le système prévoit d’interrompre le versement des allocations au bout d’un certain temps.
Globalement, observe un député socialiste qui approuve certains aspects de la pensée de la coalition gouvernementale, “c’est la notion de responsabilité individuelle qui est en train d’être repensée”.

On l’avait évidemment compris, cela se passe en Grande Bretagne, impensable en France….