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Molex, comment la CGT et les pouvoirs publics perdent des emplois

L’affaire Molex est l’exemple type du malaise français.
Pour les français vivant à l’étranger, rien de surprenant, un son de cloche revient incessamment dans la bouche de dirigeants d’entreprises étrangères s’étant essayée dans l’exogame, « il faut être fou pour créer une entreprise en France ».
Administration tatillonne et incompétente, charges surréalistes, absentéisme, la France pour bon nombre d’entrepreneurs est synonyme de pays communiste.
Pourtant peu de salariés sont syndiqués, mais les syndicats ont la main mise sur le travail, empêchant les non-grévistes de travailler en cas de conflit, séquestrant les dirigeants, étant hors la loi sans que les pouvoirs publics et la force qui les représente n’intervienne….
On se souvient dans l’affaire Molex des heurts en 2009, des indemnités proposées par la direction et refusées par les syndicats se croyant les plus forts…
Ce que les syndicats ont fait dans le passé et qui a conduit à bon nombre de fermetures, c’est ce qui se passe actuellement au port de Marseille avec la complaisance du gouvernement.
Aujourd’hui, les syndicats comme le gouvernement sont responsables de ce désastre. Pour obtenir ce que l’on souhaite, lorsque l’on est plus cher que les autres, il faut séduire, être aimable, et non pas arrogant et agressif; ne pas revendiquer tout et n’importe quoi, les employés de Molex l’ont appris à leur dépens.
Aujourd’hui, chacun y va de son indignation y compris la Presse, car Molex annonce des bénéfices records pour le groupe. C’est simplement la preuve que ce groupe est bien dirigé, que les actionnaires sont satisfaits de leur investissement et que les salariés des usines compétitives ont du travail. C’est vrai qu’en France; ce n’est pas l’habitude.

Un article dans le Parisien du 5 août 2009.
05.08.2009
Une cinquantaine de salariés de l’équipementier automobile américain Molex, furieux contre leur direction, se sont rassemblés jeudi matin devant l’usine de Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse, après la décision de Molex de fermer le site pour raison de sécurité. Mardi soir, une altercation avait opposé les ouvriers à l’un des dirigeants du groupe. «On a appelé l’inspection du travail car les représentants du personnel doivent pouvoir entrer, ça commence à se corser. S’ils cherchent l’épreuve de force, ils vont l’avoir. On est remonté, on est comme des bêtes sauvages», a averti jeudi matin le secrétaire du CE, Denis Parise. Jeudi à 10 heures, Denis Parise et trois salariés étaient convoqués au TGI, assignés en référé par Molex qui réclame la levée du blocage de l’usine. Bloquée par les salariés depuis le 7 juillet, l’usine a été fermée provisoirement mardi soir, «pour garantir la sécurité des employés (administratifs non grévistes) et des vigiles de l’usine après «qu’un salarié et deux gardes ont été blessés dans un incident violent sur le site», selon un communiqué de Molex. Le directeur du développement Eric Doesburg a en effet été bousculé mardi soir et des oeufs lui ont été lancés ainsi que sur ses gardes du corps. L’intéressé évoque des coups mais les syndicats démentent. Des appels à l’aide restés sans réponse Eric Doesburg, le directeur du développement de Molex USA, a alors dénoncé la violence des salariés et l’inaction des forces de l’ordre. «La police locale et nationale n’a pas répondu à des appels à l’aide répétés». «Nous savions qu’il y avait des menaces de violences et nous avions donc appelé la police locale plus tôt dans la journée pour demander son aide. Des membres de notre entreprise de gardiennage, qui ont été aussi physiquement attaqués, ont lancé alors des appels à l’aide répétés à la fois à la police locale et nationale mais personne n’a répondu», a accusé le dirigeant. «Nous sommes indignés à la fois par l’attitude des individus impliqués dans les violences et par l’absence de réponse de la police que nous avions appelée à l’aide», a-t-il ajouté. Eric Doesburg s’était vu prescrire un arrêt maladie de sept jours. La CGT dément toute agression physique Pourtant, un représentant syndical de Molex CGT, présent sur les lieux mardi soir, réfute toute agression physique. «Je suis formel, Eric Doesburg n’a reçu aucun coup, simplement des oeufs», a indiqué Guy Pavan qui reconnaît tout de même que «ça s’est échauffé un peu avec les gardes du corps». «Je faisais partie de ceux qui se sont interposés et aucun salarié ne s’est approché des trois personnes», a-t-il certifié. La fermeture Molex est prévue pour fin octobre mais le personnel espère une réindustrialisation du site, à condition que l’usine cède l’outil de production. Ce que refuse le groupe américain, qui compte délocaliser sa production sur un site identique aux Etats-Unis.
Leparisien.fr avec A

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