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Molex, Christian Estrosi se prend une gifle…

En 2009, l’équipementier américain Molex avait déjà subi les menaces de boycott de Christian Estrosi et auparavant les chantages de la CGT.
Comme nous l’avons souvent écrit, le gouvernement ne peut pas imposer sa loi aux entreprises étrangères, pas plus les syndicats, car celles-ci ont le choix de baisser le rideau…
Molex, c’est 290 salariés qui perdent leur emploi, et aujourd’hui l’entreprise américaine déclare qu’elle ne veut plus jouer, entendez, supporter un plan social à la française. La responsabilité en revient au gouvernement qui impose des mesures insupportables, aux syndicats qui jouent toujours les gros bras et qui sont toujours les cocus de l’affaire. On peut se rappeler Moulinex et tant d’autres sociétés en difficulté que les syndicats ont précipité à la fermeture.
Aujourd’hui, Christian Estrosi, l’amateur des voyages en jet privé, tempête pour donner le change. Il invite Renault et Peugeolt à boycotter Molex, ce que les deux constructeurs ont décliné expliquant l’évidence, qu’on ne peut pas changer la construction d’une voiture du jour au lendemain.
Christian Estrosi est passé de la course en motocyclette à la politique sans passer par l’école ce qui lui a valu le surnom de motodidacte. Un autre fait intéressant, il milite pour le rapatriement en France de la dépouille de Napoléon III celle-ci se trouvant dans l’abbaye Saint-Michel de Farnborough, dans le Sud de l’Angleterre. Nicolas Sarkozy aurait dû le nommer aux monuments historiques…
Au début des années 1990, des élus départementaux, le quotidien régional Nice-Matin et une partie de la presse nationale mettent en cause Christian Estrosi et sa femme, à l’époque, Dominique Estrosi, au sujet du détournement en 1989 d’une subvention publique de 750 000 francs que le Conseil général des Alpes-Maritimes destinait initialement à une association loi 1901 appelée « Le Golf de Nice », association ayant vocation à assurer la promotion du lieu. Les Estrosi sont des grands amis des Woerth.
Il apparaît qu’à l’époque, cette subvention n’a pas été perçue par l’association mais par une SARL portant le même nom, chargée de l’exploitation commerciale du golf, et dont Dominique Estrosi (l’épouse) était la gérante quelques mois avant les faits. L’affaire fait l’objet d’une plainte pour escroquerie « contre X » de la part du conseil général mais sera finalement close par un non-lieu en août 1994.
Le 23 janvier 2008, Christian Estrosi, alors secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer, doit se rendre à Washington par un vol régulier d’Air France accompagné notamment d’une délégation d’une dizaine d’élus et de journalistes, afin de défendre l’inscription du récif coralien de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’UNESCO. El dia avait commenté l’affaire, précisant que Christian Estrosi ne parlant pas anglais, l’ambassadeur de France l’aurait remplacé avantageusement. Nicolas Sarkozy invitant quelques potes à l’apéro ce jour là, Christian Estrosi préfèrant le pastis au champagne fait annuler par son cabinet les réservations sur le vol régulier et fait louer à la place pour ce déplacement un Falcon 900 auprès de la société Dassault Falcon Service car les horaires du vol d’Air France ne lui permettaient pas d’assister à l’apéro en question l Coût du changement de programme 138 000 euros. un pastis dur à avaler pour les contribuables
Comment dans ces conditions demander à Molex de cotiser? Pour être crédible, il faut être sérieux. Pour les américains, Christian Estrosi, c’est monsieur Carnaval.