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Retraites, Mamère, Cochet, les opportunistes.

En pleine agitation nationale, alors que la plupart des manifestants n’ont rien compris aux problèmes et solutions des retraites, alors que Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’ont mis qu’un plâtre sur une jambe de bois, et qu’il faudra dans les années à venir faire une nouvelle réforme des régimes de retraite (Nicolas Sarkozy ne s’intéresse pas à l’après 2020), quelques députés verts non cumulards et ayant senti le vent (de la contestation), s’empressaient de proposer un alignement des retraites des membres du gouvernement et des parlementaires sur le régime général.

Pour Noël Mamère, il n’est pas député d’aujourd’hui, mais c’est seulement maintenant qu’il vient de prendre conscience de l’extravagant privilège des députés. Pour Yves Cochet, c’est le même tabac.
Monsieur François de Rugy et Madame Poursinoff, ce sont deux illuminés de bonne foi, qui voudrait nous ramener à une vie saine et tranquille avec une agriculture de 1900. Ce serait très bien s’ils n’avaient pas oublié le problème de surpopulation galopante et que la crise financière n’était dû qu’aux mauvaises combines des banques avec la complicité des gouvernements.

Voici ce qu’ils écrivaient:

« Sans revenir sur les différentes causes de la crise financière américaine qui s’est propagée dans le monde à l’automne 2008, on peut affirmer aujourd’hui qu’il y a un certain consensus des économistes pour constater qu’il ne s’agit pas d’une simple crise financière ni même d’une crise économique de plus comme les pays industrialisés en ont déjà connues depuis deux siècles.

La crise particulièrement brutale et profonde que nous vivons est la crise d’un mode de production et de consommation productiviste fondé sur un gaspillage effréné des ressources naturelles. Ce système a non seulement perturbé, durablement dégradé voire détruit une grande partie des écosystèmes, faisant peser de réelles menaces sur la survie des êtres humains sur notre planète, mais il a aussi aggravé les inégalités dans la répartition des richesses et des revenus que ce soit à l’échelle mondiale ou à l’intérieur de chaque pays.

Depuis plusieurs décennies, les écologistes, qu’ils soient scientifiques, responsables associatifs ou politiques, ont alerté sur l’impossibilité de faire durer ce « mode de développement ». Aujourd’hui, plus personne ne nie que ce système n’est plus viable, même à court terme.

Parmi les grands déséquilibres planétaires, il y a bien sûr la double crise climatique et énergétique. Les causes de la crise climatique sont elles aussi aujourd’hui bien connues et identifiées : la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre provoque un réchauffement climatique aux conséquences dramatiques, rendant la vie impossible sur de nombreuses parties du globe du fait de la montée des eaux ou de la désertification par exemple.

Mais nul ne peut prétendre qu’il y aura une énergie de substitution au pétrole, au gaz et au charbon, qui puisse être une énergie abondante, bon marché et sans impact sur l’environnement. Le nucléaire présente ainsi le double inconvénient de puiser dans une ressource – l’uranium – qui est loin d’être inépuisable et d’entraîner la production de déchets éternellement radioactifs. Le risque que font courir aux populations riveraines les installations nucléaires civiles et militaires est sans commune mesure avec les autres risques industriels dans la mesure où les effets d’un accident sont irréversibles sur l’être humain et son environnement. »

Mais revenons à Noël Mamère et Yves Cochet qui début septembre proposaientt au gouvernement cette noble modification du régime des retraites des privilégiés qu’ils sont, histoire de se blanchir au cas ou cela viendrait sur la place publique…

APRÈS L’ARTICLE PREMIER, insérer l’article suivant:

« Le Gouvernement présente au Parlement, avant le 31 décembre 2010, un rapport établissant la situation des régimes spécifiques de retraite des membres du Gouvernement et des parlementaires et définissant les conditions d’un alignement rapide et effectif de la situation de leurs régimes spécifiques sur le régime général, visant notamment à un encadrement strict des pensions reversées, tant dans leurs possibilités de cumuls que dans leurs montants. »

Et d’expliquer le pourquoi de cette noble démarche,

« Nos concitoyens supportent de plus en plus difficilement l’idée selon laquelle leurs élus et représentants bénéficieraient, dans leurs rémunérations comme dans la gestion de leurs droits sociaux, de dispositions dérogatoires du droit commun. Les différents systèmes mis en place pour sécuriser l’exercice de responsabilités politiques demandent à être harmonisés, afin que l’ambition légitime de permettre à chacune et chacun de s’investir dans les affaires publiques ne soit plus perçue comme une tentative de créer ou laisser perdurer des privilèges indus. »

C’est magnifique, les « CONcitoyens » apprécieront.