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Grève, retraite, qui veut quoi?

La réforme sur l’âge des retraites est un problème pour tous les gouvernements et on peut reconnaître à François Fillon et Nicolas Sarkozy une certaine dose d’inconscience d’avoir saisi le bébé à bras le corps.
En effet dans la perspective d’un deuxième quinquennat, se mettre la majorité des électeurs à dos n’est pas la solution, Martine Aubry l’a bien compris!
L’évidence pour tout économiste est qu’il faut allonger la durée du temps de travail, puisque l’on vit beaucoup plus vieux, que l’on est plus nombreux et qu’on désire tous maintenir une même rémunération. DSK le leader socialiste dans les sondages pour la présidentielle 2012 n’a pas osé aller contre cette évidence malgré le risque des perdre des voix.
Mais les français qui sont les bénéficiaires n’ont pas compris qu’ils étaient également les payeurs. Les organismes politiques de l’opposition ainsi que les syndicats laissent entendre à leurs électeurs le contraire, arguant que c’est le « capital » qui paiera, alors qu’ils savent pertinemment que le capital est facilement déménageable en cas de dictature bolchevique.
Le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans ou son retour en cas de victoire des socialistes est une escroquerie, tout comme les 35 heures l’ont été dans leurs temps.
Les français un peu déboussolés ne sont évidemment pas d’accord sur le sujet.
La grève mardi, 61% des sondés se disent favorables alors qu’ils vont en être aussi les premières victimes… 37% y sont opposés, mais 20% d’électeurs dit de droite y sont également favorables.
C’est le problème de la politique, chacun voit midi à sa porte et ne veut en aucun cas globaliser les problèmes et les solutions.
Après tout ce chahut orchestré par les uns et les autres dans le seul but de récupérer des adhérents ou des électeurs, l’évidence s’appliquera.