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L’EXPRESS découvre la république bananière

Il n’est jamais trop tard pour découvrir les réalités et c’est ce que vient de faire L’EXPRESS dont nous reproduisons la parution d’un article sur Internet.

Filippis raconte avoir été insulté devant ses enfants, menotté puis avoir fait l’objet de deux fouilles à corps. Les policiers, eux, assurent qu’ils se sont montrés « courtois et patients ». Quant à la justice, elle affirme que Filippis n’avait pas répondu à de précédentes convocations.
Dans la foulée, les ministres de l’Intérieur et de la Justice défendent leurs troupes et leurs procédures face à l’indignation sans précédent des syndicats et des associations de journalistes, mais aussi de la gauche et même des rangs de l’UMP.
C’est le moment choisi par Nicolas Sarkozy, le 1er décembre, pour prendre tout le monde à contre-pied. Le chef de l’Etat assène un camouflet à ses ministres, affirmant, dans un communiqué, « comprendre l’émoi suscité » par cette affaire. Et annonce une mission de réflexion sur une « procédure pénale plus respectueuse des droits de la personne ».
Cette généreuse idée masque une belle hypocrisie. Sarkozy caresse en effet le velours (réversible) de l’opinion dans le sens du tissu. Du même coup, il escamote le fond du débat : la police et la justice sont-elles fondées à arrêter un journaliste pour une infraction passible d’une simple amende? Une question fondamentale pour la liberté de la presse. Mais le chef de l’Etat sait qu’en la matière la comparaison avec nos voisins ne plaide pas en faveur de la France.

Sarkozy est démasqué par L’EXPRESS; à quand Christophe Barbier démasquera sa grande amie Carla…