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Ingrid, Iran, Israël, baril de pétrole

Tandis que la France des médias et de la politique se réjouit, se congratule, se félicite de la libération d’Ingrid Betancourt, le français moyen lui, s’occupe du budget de ses vacances avec un litre d’essence qui ne cesse d’augmenter.

On pourrait penser que ces deux sujets n’ont aucun intérêt, aucune importance, et bien si c’est vrai pour le premier il n’en est pas de même du deuxième, qui nous fait nous s’interoger pourquoi le baril de pétrole est au-dessus des 145 $ à New York et au-dessus des 146 à Londres.

Autant Sarkozy, Chavez, qui ont reçu une claque magistrale de la part du président Uribe sur la détention publicitaire d’Ingrid Betancourt, sont des politiques insignifiants, autant des enjeux vitaux dans d’autres parties du monde expliquent la hausse du pétrole.

L’ONU ne servant pas à grand-chose pour ne pas dire à rien, les Israéliens menacés directement par l’Iran ont décidé de ne pas s’en remettre aux Sarkozy, Poutine, et compagnie pour ce qui est de leur avenir.

Aussi, l’Iran continuant à jouer avec sa panoplie nucléaire, Israël va attaquer Téhéran, c’est une certitude, ce n’est qu’une question de semaines…

Pourquoi si vite, pour profiter de la bénédiction et de l’appui de Bush et de ne pas risquer une désapprobation d’un président fraîchement élu.

Les Iraniens conscients d’une attaque imminente ont prévenu qu’ils bloqueraient le détroit d’Ormuz, privant ainsi l’Occident d’un approvisionnement pétrolier.

Ce n’est pas la France avec son unique porte-avion en rade à Toulon pour quelques mois encore qui pourrait s’interposer, mais bien l’Amérique.

Le pétrole cher, il faut s’y habituer disait récemment Nicolas Sarkozy.

Ce n’est pas la rareté du pétrole qui fait monter le prix, mais bien l’incompétence, la couardise de la classe politique, qui a toute sa place dans Paris-Match, Ciné-revue, Gala, Voici, mais dans aucun livre d’histoire…