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Boubakeur et Sarkozy la main dans la main

Le coup du moratoire, Tariq Ramadan nous l’avait déjà fait ! C’était sur la lapidation des femmes !

Certes, celui que Caroline Fourest appelle Frère Tariq paraissait plus progressiste que son frère, Hani, qui lui justifie la lapidation des femmes adultères.

Cette fois, le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, à l’issue du conseil d’administration du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) demande carrément un moratoire de dix ou vingt ans (rien que cela !) sur la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

Pourquoi se gênerait-il ? Par ses propos à Rome, puis à Ryad, Sarkozy a déroulé le tapis rouge aux Eglises, il fallait bien qu’il y en ait un qui profite de la brèche, et, dans ce rôle, le recteur liberticide de la Mosquée de Paris est le meilleur, puisque c’est l’islam qui sert de fer de lance à cette offensive.

Boubakeur a beau avoir justifié la fatwa contre Salman Rushdie en 1989, avoir lutté contre une loi contre le voile à l’école, avoir manifesté contre le Pacs, avoir porté plainte contre Charlie Hebdo, il jouit toujours du statut de musulman modéré, face aux intégristes de l’UOIF.

Les ministres viennent le voir en plein ramadan, pratique obscurantiste s’il en est, pour rompre le jeûn avec lui. On l’invite sur les plateaux de télévision, où, tout en se disant laïque, il pleurniche tout le temps sur les discriminations faites aux musulmans. Sarkozy l’emmène dans ses bagages à Alger, où il assiste, béat, au discours hallucinant du président de la République, renvoyant dos-à-dos l’islamophobie et l’antisémitisme.

En remerciement de tous ces bons et loyaux services, Boubakeur joue le jeu que le pouvoir et les Eglises attendent de lui : demander la fin de la loi de 1905.