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Barril, le lieutenant de Mitterrand est tombé

Au royaume des truands, c’est la mort ou l’incarcération !
Rares sont ceux qui terminent paisiblement leur vie entourés de petits enfants, profitant d’une retraite que l’état leur a rogné année après année.

Paul Barril n’échappe pas à cette règle, bien que durant ses heures de gloire sous François Mitterrand, il était relativement tranquille, profitant de la protection de « tonton » surnom du président dans le milieu, provenant très certainement su sketch de Fernand Reynaud sur les trafics, « tonton, pourquoi tu tousses ? ».

C’est donc tout naturellement pour association de malfaiteurs (associés dans le cercle Concorde) que le juge d’instruction Serge Tournaire a pris l’initiative de l’envoyer chauffer la cellule de Chirac ou d’un autre célèbre parrain français…

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Paul Barril s’est vu signifier les chefs « d’association de malfaiteurs en vue de la commission d’extorsion en bande organisée, en vue de commission d’assassinat et en vue de commission de corruption ». une pécadille dans le milieu Elyséen.

L’ancien capitaine de gendarmerie « nie farouchement toute implication », a indiqué son avocate, Me Sophie Jonquet.

Douze personnes, dont Roland Cassone, 64 ans, une figure marseillaise, et le banquier genevois François Rouge, ont déjà été mises en examen et écrouées dans ce dossier.

C’est en enquêtant sur un triple règlement de comptes au bar des Marronniers à Marseille, le 4 avril 2006, que la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) a mis au jour des malversations présumées.

Pour les écoutes téléphoniques, du fait de l’absence de François Mitterrand, le juge indique qu’il n’y aura pas de poursuites, et qu’en l’état du dossier, rien ne semble indiquer que Jacques Chirac, Dominique De Villepin ou Michèle Alliot-Marie puissent être inquiétés, pas plus que Jean-Paul Huchon et la famille Pasqua …