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Sarkozy, Rama Yade, deux visions des droits de l’homme

Depuis des semaines, El Dia de la Republica dénonce la supercherie de Nicolas Sarkozy pour masquer ses carences en tant que chef de gouvernement.

Soufflant sans arrêt sur l’enlèvement d’Ingrid Betancourt qui date de six ans, il mobilise les médias sur ce sujet qui n’a aucun intérêt, hormis pour les proches de la Colombienne.

Combien de disparus, d’affaires non élucidées seulement en France ? Mais justement, le président Sarkozy préfère parler de ce qui se passe loin de la France afin d’endormir ses électeurs.

Les droits de l’homme dont nous on nous a tant rabâché les oreilles, sert le même but.
Lors de sa visite en Chine ou il y avait fort à dire, la ministre des droits de l’homme, Rama Yade était restée à Paris ! Pour raisons personnelles pouvait-on entendre ça et là, car la possessive Rachida Dati n’aime pas trop que la jeune Rama traîne autour de son prince charmant.

La visite de Kadhafi en France serait justement le moment de remettre les pendules à l’heure, et curieusement il n’est pas prévu que le Libyen rencontre la bouillante Rama Yade…

La jeune secrétaire d’Etat estimait que « la France n’est pas qu’une balance commerciale ».
Dimanche soir, depuis l’Argentine, le premier ministre avait tancé les « donneurs de leçons », jugeant « déplacée » cette polémique.
Rama Yade sur RTL, persiste et signe. « Je ne pense pas qu’on puisse se contenter d’une déclaration de virginité du colonel Kadhafi. C’est comme l’amour, ce sont les preuves qui comptent », ajoutant que se « retrouver avec une journée des droits de l’homme sur les bras, et Kadhafi sur le tarmac d’Orly, c’est un problème ». Et de citer les disparus, les condamnés à mort ou encore les familles des victimes de l’attentat de Lockerbie.

Rama Yade enfonçait le clou, « la France n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. Jusqu’à présent, je n’ai rien dit par solidarité, parce qu’il faut bien pousser la croissance. Mais au bout d’un moment, il faut bien que j’endosse l’habit de secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme ». Un poste qu’elle n’a pas créé, souligne-t-elle.

« Que Kadhafi vienne à Paris, d’accord, mais qu’on lui tienne un discours rigoureux sur la question des droits de l’homme » qui ne sont pas appliqués en Libye, a-t-elle conclu.

Patrick Ollier, président du groupe parlementaire d’amitié franco-libyenne, le compagnon de Michèle Alliot-Marie, l’éphémère président de l’assemblée nationale en remerciement du retrait de la candidature de MAM, a estimé sur Europe 1 que le moment était venu « d’aider Kadhadi et pas de le critiquer ».

Il est certain que Patrick Ollier est plus en osmose avec la politique de Sarkozy que Rama Yade, mais n’est-il pas un fidèle de longue date de Chirac…