Delanoë, Panafieu, tout sauf Paris

Pour un provincial ou un étranger qui vient à Paris, la constatation qui s’impose est qu’il faut virer Bertrand Delanoë.

Arrivant dans la capitale française, une température fraîche et un petit crachin vous souhaitent la bienvenue, qui va vite se transformer en un « qu’est-ce que je suis venu foutre là » ayant attendu un taxi durant vingt-cinq minutes…

Quel est le français qui n’a pas dit, « chez nous ce n’est pas si mal comparé à ailleurs » ? Et bien ils ont tort !
La capitale française est la seule avec un système de licence pour taxi qui instaure une telle pénurie, en contradiction avec le « laissez votre voiture au garage, utilisez les transports publics » si cher à Delanoë !

Pour arriver à votre rendez-vous, alors qu’en personne ponctuelle vous aviez prévu un énorme laps de temps (45mn) destiné à un copieux petit déjeuner, vous finirez votre course avec 10 mn de retard aux abords de l’adresse indiquée ?

En effet, le taxi empruntant les couloirs de Bus roulait à dix à l’heure (quand il roulait), suivant précautionneusement un cycliste du « vélib », club de la pédale de Paris.
Les rebords des couloirs de bus empêchent tout dépassement d’un vélo sans risque pour l’ami de Bertrand Delanoë…

Pourquoi le taxi vous lâche aux abords de l’adresse indiquée direz vous, et bien parce que voulant aller au 72 d’une avenue, le taxi n’a trouvé que le 74…
Descendant donc du véhicule, vous cherchez vainement le 72, car entre le 74 et le 68, il n’y a qu’une église…
Après un coup de fil à votre hôte, vous apprendrez que le 72 se trouve beaucoup plus bas, au niveau « peut-être » du 94.

L’explication de tout cela, personne ne la connaît, c’est un secret Delanoë qui justifie pleinement que les parisiens le remercie… définitivement.

A la recherche du fameux numéro, vous aurez malencontreusement mis le pied sur une crotte de chien qui vous mettra cinq minutes de plus au compteur, tant ces sales bêtes sont mal nourris…

Après trente minutes de retard, vous êtes enfin assis en face de votre interlocuteur, se jurant que la prochaine fois, c’est lui qui viendrait vous voir, n’ayant pas cette immense chance d’habiter la capitale française…