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L’arche de Zoé n’a jamais atteint le Darfour

La politique fait partie du show-business, et ce n’est pas Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal qui nous démentiront.

La semaine dernière à l’affiche, c’était le Grenelle de l’environnement, puis en deuxième partie une histoire Corse et pour Ségolène Royal, « Je suis devenue lesbienne en Argentine ».

Le Darfour était à la mode en France en mars 2007, le 20 exactement !
Rappelez vous, c’était à la Mutualité, et le tout Paris qui compte y était !
Bernard Kouchner qui ne peut aller nulle part sans que l’autre Bernard (BHL) se précipite, chemise ouverte, mise en plis parfaite, bronzage justement dosé, et évidemment tous les candidats à la présidentielle…

Les problèmes au Darfour ne datent pas de mars 2007, mais tous ces gens tellement au fait de l’actualité ont quand même mis trois ans à recevoir l’information via la brasserie Lipp ou le Fouquet’s… Les animateurs de l’Arche de Zoé que l’on peut qualifier d’esprits simples ont sauté sur l’occasion pour tout simplement exister dans le monde médiatique.

A la surenchère de solutions exprimées par les uns et les autres, dénoncées par Rémy Brauman de MSF, L’arche a voulu prendre de vitesse tout le monde, quitte à tricher, ce qu’on a pu voir dans un reportage sur M6.
La responsabilité de cette désastreuse affaire, plus qu’à l’Arche, revient à tous ceux qui organisent la médiatisation commerciale de la politique, la mise en scène de leur personnage, comme l’homme de spectacle Bernard Henri Lévy, qui en a fait un vrai business s’inventant un titre de philosophe alors que ce n’est qu’un affairiste…

Nicolas Sarkozy est revenu en tête du box-office avec un aller-retour à N’Djamena, interprétant le Bruce Willis à la française.

Pour les exactions au Darfour, tout continu comme avant, n’étant pas au fait des dernières nouvelles de la vie parisienne…