Nicolas Sarkozy au sénat: agir, c’est réfléchir

Ce mardi 18 septembre, Nicolas Sarkozy prononçait un discours très attendu sur le volet social de sa politique.

Le président déclarait : »Le dialogue social ne doit pas être l’alibi de l’inaction ». On pouvait penser qu’allait suivre tout un train de mesures, surtout après les déclarations de François Fillon qui indiquait que tout était bouclé, au moins sur les régimes spéciaux de retraite. Non, Nicolas Sarkozy comme à son habitude à fait le constat de tout ce qui ne marche pas en France, de sa grande détermination à ne rien décider ; exercice ou il excelle mais qui commence à lasser les électeurs, pour preuve l’effritement de sa cote de popularité…

Un long passage sur l’ANPE, l’UNEDIC, l’assouplissement du temps de travail, les préretraites, la réduction de la pauvreté, bref tous les thèmes de la campagne inlassablement rabâchés.

Le président ne parle que de réflexions, discussions, commissions, propositions, en somme toute la panoplie d’un candidat, sans prendre la moindre décision, rôle qui incombe à l’élu. Il demande à son gouvernement d’ouvrir un nouveau grand débat sur la protection sociale, avec des réponses à dans six mois… A cette allure, il faudra vingt ans pour réformer la France ; ce n’est pas une rupture, c’est une politique en déambulateur ! Il parait que le candidat de l’UMP avait beaucoup travaillé avant son élection; aujourd’hui on se demande sur quoi, étant donné que l’effroyable constat est qu’il ne sait rien! Pour finir, Nicolas Sarkozy déclarait « les français m’ont élu pour agir, pas pour commenter » ; alors Monsieur le Président, qu’est-ce que vous attendez ???