Jacques Attali, la dernière couillonnade de Sarkozy

Nicolas Sarkozy a inventé un nouveau gadget en politique, l’ouverture à n’importe quoi et à n’importe qui!
L’ancien conseiller catastrophique de François Mitterrand va présider une commission sur les freins à la croissance; on est sauvé! Il faut se rappeler que cette illustre tête pensante de la gauche avait été nommé patron de la banque européenne et qu’il avait été aussi vite dégagé en fonction de ses goûts dispendieux, ne voulant que du marbre, là où les architectes préconisaient du béton…

Cette instance, inspirée de la commission Rueff-Armand créée par le général de Gaulle dans les années 60, et dont la création avait été annoncée par le président de la République Nicolas Sarkozy le 20 juin, sera « chargée de recenser tous les obstacles à l’expansion », notamment « l’amoncellement des réglementations ». Le rapport de la commission, qui doit notamment se prononcer sur le travail le dimanche, en préalable à un éventuel projet de loi, est attendu pour fin novembre.

Son Verbatim a été très vivement critiqué par les historiens Tilo Schabert et Frédéric Bozo, par le politiste Pierre Hassner, par les journalistes Pierre Favier et Michel Martin-Roland, ainsi par que Françoise Carle, ancienne collaboratrice de François Mitterrand, et Pierre Joxe, ancien ministre. Ils reprochent à M. Attali la reproduction de propos apocryphes, l’utilisation de documents « invérifiables », un manque de sérieux, et même l’utilisation de notes prises par d’autres.

Elie Wiesel et son éditeur Odile Jacob ont accusé M. Attali d’avoir utilisé des notes prises pour le livre d’entretiens entre MM. Wiesel et Mitterrand (Mémoire à deux voix) ; de leur côté, Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy et Laurent Fabius ont affirmé, dès la sortie du premier volume, que Jacques Attali avait déformé leurs propos. François Mitterrand lui-même a déclaré que son ancien conseiller a « le guillemet facile » et qu’« il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique ».

Ce sont les vacances, et il serait temps que le président de la république aille faire des châteaux de sable, plutôt que de nous promener en bateau…