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Laurent Fabius accuse Royal…tardivement

Laurent Fabius clairvoyant, assurément pas! Il a repris ce que nousdénoncions dans notre journal, tout au long de la campagne présidentielle et législative…

Dans un entretien au Monde, Laurent Fabius attribue l’échec de la gauche au manque de stature présidentielle de l’ex-candidate PS. Selon lui, « Nicolas Sarkozy a été élu en définitive sur un critère décisif : il a été jugé plus capable de présider le pays que Ségolène Royal ». Sans aller jusqu’à dire que l’élection était « imperdable » ainsi que l’ont affirmé certains ténors du PS, il déclare néanmoins que « la victoire était possible ». « Nous avions de solides atouts. Quand notre candidate a été désignée par les militants, elle remportait jusqu’à 55% des suffrages dans les sondages et ceux-ci ont d’ailleurs pesé lourd dans sa désignation », souligne le concurrent malheureux de Ségolène Royal lors de la primaire du PS. « Il est malheureux qu’à l’issue de la campagne, le score soit tombé à 47% », ajoute-t-il.

Toujours selon Laurent Fabius, si le vote utile a fonctionné, « un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité ». « On ne gagne pas une élection présidentielle en demandant à chacun ce qu’il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein (…) tout en convainquant qu’on est soi-même capable de les conduire », accuse l’ancien ministre de Mitterrand. Balayant les accusations selon lesquelles Ségolène Royal n’a pas été épaulée par les ténors du PS, il estime à l’inverse que la candidate a « choisi de tenir à l’écart les principaux responsables socialistes ». « Pour ma part, j’étais totalement disponible et je le lui ai dit ».

Quant au revirement de Ségolène Royal sur la proposition du SMIC à 1 500 euros qu’elle avait défendue pendant la campagne, Laurent Fabius souligne que cela pose la question de « la sincérité en politique », de nature « quasi éthique ». L’ancien premier ministre se dit par ailleurs « préoccupé par l’atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes ». « Pour ma part , je continuerai à me tenir à l’écart des déclarations quotidiennes contradictoires, je serai un sage actif ». J’ai la chance d’être en forme, de posséder une assez forte expérience, de me trouver à l’écoute de la population, comme l’a montré notamment la campagne législative. Je veux faire profiter de tout cela, en jouant collectif ».

Là, il y a désaccord, et on peut s’interroger sur l’expérience de Fabius, qui après l’affaire du sang contaminé, le Rainbow-Warrior, et son bilan calamiteux, rejoint sa camarade socialiste que l’on a pas vu à l’œuvre, et tant mieux si l’on en croit l’avis de quelques pontes socialistes…