Ségolène Royal, revendique l’héritage Mitterrand

Quelques petites histoires pour se rafraîchir la mémoire, et se décider en toute moralité…La maison du professeur de golf de François Mitterrand:
Le docteur Raillard,  » Lala  » pour ses proches, était un ami landais de Mitterrand. Voisin de Latche, mais surtout grand passionné de golf, Raillard a joué deux matinées par semaine avec l’ex-président de la République pendant ses deux septennats. En 1991, le docteur Raillard fait une magnifique affaire en vendant sa maison de Louveciennes à Elf 22 millions de francs (3,35 millions d’euros), tout en restant locataire. Elf payera ensuite le téléphone, les jardiniers, les factures de fuel et d’eau, le portail automatique, la porte blindée. Le docteur Raillard, qui ne devrait pas être présent à l’audience d’aujourd’hui pour des raisons de santé, a expliqué au cours de l’instruction que sa maison était utilisée pour des réunions discrètes de François Mitterrand… notamment avec Charles Pasqua. Autre avantage consenti par Elf au professeur de golf de Mitterrand, des virements de l’ordre de 5 millions de francs (760 000 €) sur un compte suisse baptisé  » Surf « . En souvenir des Landes, probablement…

La France demande à la Suisse de bloquer les comptes du fils de Mitterrand:
Les juges parisiens chargés du dossier de Jean-Christophe Mitterrand, fils du feu président François Mitterrand, ont déposé mardi 2 janvier une commission rogatoire internationale aux autorités suisses pour bloquer ses comptes à Genève.

Le procureur genevois Bernard Bertossa a confirmé, à une agence de presse étrangère, avoir reçu une demande d’entraide judiciaire de la France.

En vertu de cette demande, la partie suisse devra bloquer les comptes de J-Ch. Mitterrand en Suisse.

Ex-conseiller de son père aux affaires africaines entre 1986 et 1992, J-Ch. Mitterrand est soupçonné d’avoir perçu comme commission près de 13 millions de francs français de la société Brenco International dans une vente d’armes à l’Angola en 1993.
François de GROSSOUVRE, un très proche du grand homme:
Mort dans son bureau de l’Elysée, une balle dans la tête, le 7 avril 1994.

Habituellement, quand on trouve un mort apparemment suicidé, la police mène une enquête : enquête de voisinage, expertise à l’institut médico-légal, etc. Le permis d’inhumer est donné quand l’enquête est terminée. Pour ce suicide, aucune enquête n’a été faite et le permis d’inhumer a été immédiatement donné. Les mauvaises langues ne peuvent s’empêcher de penser que l’absence d’enquête a été décidée car elle aurait pu permettre de découvrir des informations dangereuses pour François Mitterrand ou son entourage proche. Par exemple, le Dr Claude GUBLER pense que François de Grossouvre aurait pu être assassiné et que l’assassinat aurait été maquillé en suicide. Dispute sur des droits d’auteur:

29 septembre 2006) L’honneur retrouvé du réalisateur des entretiens Elkabbach-Mitterrand
La condamnation du journaliste, des héritiers du Président et de France 2 est confirmée.

« Je suis content », dit simplement Cadys Sosnowski. Depuis mai 2001, il se battait pour faire reconnaître son statut de réalisateur de François Mitterrand : conversations avec un président, documentaire en cinq volets plus connu sous le nom d’«Entretiens Mitterrand-Elkabbach». Vendredi, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu en 2003 par le tribunal de grande instance : la condamnation pour «contrefaçon» de Jean-Pierre Elkabbach, Mazarine Pingeot, Gilbert et Jean-Christophe Mitterrand et France 2, qui doivent verser 166 000 euros à Sosnowski. Et sa reconnaissance comme «coréalisateur» des entretiens.

L’histoire commence en mars 1993, quand Jacques Pilhan, conseiller en communication de Mitterrand, appelle Cadys Sosnowski pour réaliser des entretiens entre le Président et Jean-Pierre Elkabbach. Il prend la suite d’Agnès Delarive, qui a réalisé les toutes premières rencontres. La réalisation, ce n’est pas du Lelouch: les plans sont fixes, la mise en scène sobre. Depuis les studios de l’Elysée, Sosnowski dirige une équipe technique d’appelés du contingent. Tout le monde est tenu au secret et Sosnowski n’a pas de contrat. Il expliquera avoir passé, à l’époque, un accord oral avec Pilhan : il fera le montage et sera rémunéré en droits d’auteur. Mais à l’été 1994 le tournage s’interrompt : la maladie de Mitterrand ne lui permet plus d’assurer les entretiens.

En 1995, un premier « protocole » est signé entre Mitterrand, Elkabbach et Pilhan, qui fait du Président le « seul propriétaire des bandes […] et seul titulaire de la totalité des droits ». Elkabbach et Pilhan touchant quant à eux 5 % des recettes à titre de « dédommagement ». Etrange : d’ordinaire, une personne interviewée n’est pas considérée comme l’auteure de ses propos, à moins qu’elle ne soit à l’origine de l’oeuvre. Or Jean-Pierre Elkabbach a toujours clamé que c’est lui qui avait eu l’idée de ces Conversations . Etrange aussi que des entretiens réalisés avec le personnel et le matériel de l’Etat se retrouvent propriété de Mitterrand, puis de ses héritiers. Un second contrat partage ensuite la propriété du film entre Elkabbach et les héritiers de François Mitterrand. On passera sur le passé de l’ancien président, de ses amis douteux, de diverses implications dans des affaires louches, du faux attentat, des écoutes téléphoniques, etc etc…
Un héritage lourd à porter surtout pour une championne de la moralité, mais il est vrai que Ségolène comme François Hollande ne sont pas des amateurs…