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Sarkozy à Bercy devant 40.000 personnes

Alors que Ségolène Royal ne s’interdisait rien, en réponse à une question d’une journaliste qui lui demandait si elle pourrait nommer Francois Bayrou comme premier ministre, Nicolas Sarkozy tenait meeting à Bercy devant 40.000 personnes selon les organisateurs. Il a appelé les élus centristes à le rejoindre, ce qu’a fait le bras droit de Bayrou, Hervé Morin qui déclarait que Ségolène Royal n’avait pas les qualités requises pour occuper un poste aussi important que celui de président de la France. Les Francais en jugeront dans une semaine… Une foule enthousiaste saluait le champion de la droite, soutenu par une foule de chanteurs, acteurs… Les sondages donnent toujours Nicolas Sarkozy largement en tête pour le second tour et les tentatives de dénigrement, de désinformation de Ségolène Royal que nous rapportons ci-dessous devrait ramener son score au deuxième tour au niveau de celui de Jean-Marie Le Pen en 2002…

article publié dans le nouvelobs.
Michel Comboul, président du Syndicat national de la presse quotidienne régionale (SNPQR), nie avoir subi des pressions de Nicolas Sarkozy pour renoncer à l’organisation vendredi du débat Royal-Bayrou et assure que c’est la candidate socialiste qui a inventé l’affaire.

De son côté, Jean-Michel Baylet, P-DG de la Dépêche du midi, vice-président de la SNPQR et proche de Ségolène Royal, a démenti toute manoeuvre de la candidate PS et estimé que le syndicat avait failli à sa mission d’information.

« Les violentes attaques verbales portées contre nous sont une atteinte directe à l’honneur de notre presse », dit Michel Comboul dans un éditorial publié dans son journal Nice-Matin et d’autres quotidiens.

Livrant sa propre version de l’épisode, il nie avoir rencontré Nicolas Sarkozy comme le soutient Ségolène Royal et assure qu’il a renoncé à organiser le débat uniquement pour des raisons techniques liées, selon lui, à des questions de temps de parole.

« Une formidable machine à désinformer s’est alors mise en marche. Et les accusations ont fusé : l’autre candidat exerçait des pressions intolérables sur la presse régionale. Nous y cédions », écrit Michel Comboul.

Il accuse sans le nommer un des vice-présidents du SNPQR, « membre très éminent de l’équipe de campagne de Ségolène Royal », d’avoir colporté des rumeurs.

Jean-Michel Baylet, soutien de Ségolène Royal au titre du PRG, a publié un communiqué dans l’après-midi pour exprimer à son tour son indignation.

« Je suis scandalisé d’entendre ce matin prétendre que Ségolène Royal ou son entourage auraient exercé des pressions sur la presse quotidienne régionale. Je démens formellement ces affirmations », dit-il.

« DÉSIGNÉS COMME UNE PRESSE AUX ORDRES »

« Tout cela nous a conduit à adopter une attitude de prudence, de trop grande prudence sans doute. Mais quoi que nous disions ou fassions, nous étions désignés à nos lecteurs et à l’opinion publique, comme une presse aux ordres », déplore-t-il.

Il admet avoir tenté de contacter l’équipe de Nicolas Sarkozy mais assure n’avoir pu que laisser des messages sur des téléphones portables, dans un premier temps.

« Enfin, il m’a été dit vers 14h30, et rien d’autre que cela, que ‘changer les règles établies en commun n’était pas très fair play’, et aussi que ‘quelle que soit la décision du syndicat le candidat viendrait de toute façon le lendemain à 09h00′ », rapporte-t-il.

Concernant Nicolas Sarkozy, il assure n’avoir aucun lien avec lui. « Je ne connais pas son bureau, je n’ai pas son portable. Je n’ai nullement cette proximité qu’elle laisse sous-entendre », dit-il.

Puis il accuse la candidate PS d’avoir inventé l’affaire des pressions. « Oui, le syndicat a été délibérément l’instrument d’une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n’y a pas eu de pressions de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe et, aussi, par vous-même, à travers vos déclarations », écrit-il.

Jean-Michel Baylet a une autre vision de l’affaire. « Je regrette que la PQR ait raté cette occasion unique d’organiser l’événement sans précédent que fut le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Nous avons, ce faisant, failli à notre mission d’informer », écrit-il.