Bayrou-Royal, une conversation de bistrot

Une rencontre au comptoir d’un bistrot, voilà ce à quoi nous avons assisté ce samedi à l’heure de l’apéro. Ségolène Royal et François Bayrou courtois tous les deux, puisque n’étant pas adversaire, mais chacun essayant de se montrer plus brillant que l’autre. Ne s’opposant sur rien ou sur un mot comme le feraient deux amis parlant politique au comptoir, ne voulant pas s’affronter, mais plutôt pour trouver un consensus verbal afin de ne pas entacher une belle amitié. Débat choquant uniquement parcequ’il a lieu entre les deux tours, pouvant induire l’électorat dans l’erreur de croire que ces deux-là sont différents. Pour ceux qui auraient été dupes, il est indispensable qu’ils reviennent sur ce que l’une disait de l’autre et vice-versa avant le premier tour. Ils n’avaient pas de mots assez durs, de comparaisons peu flatteuses pour s’invectiver par médias interposés. Quand la compétition est terminée, Ségolène Royal et françois Bayrou s’entendent comme larrons en foire, comme toute la classe politique. Ce fond de commerce qui les fait vivre grassement sans avoir les soucis ni le travail d’un chef de la plus petite entreprise, ils ne sont pas près d’y renoncer et l’un comme l’autre se sont fait offrir pratiquement deux heures de publicité télévisée. L’affaire est tellement juteuse que Ségolène royal y amène l’aîné de ses enfants, et le reste suivra; quand on tient un pigeon, il faut le plumer jusqu’au bout. Ce fin de mois d’avril aura été le témoin d’une belle escroquerie électorale, jouée par les deux soit-disant plus grands défenseurs de la morale. La logique voudrait que les résultats du second tour ramène Ségolène Royal aux environs de 20%, afin que les Français prouvent qu’ils ne sont plus des pigeons…