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François Bayrou, tel est pris qui croyait prendre

A vouloir être le candidat rénovateur, ce qui lui sied assez mal, ayant largement profité du système qui lui convenait parfaitement jusqu’aux présidentielles, François Bayrou se retrouve dans l’impossibilité de se rallier à tel ou tel camp sans perdre le peu de la crédibilité qu’il a acquis auprès des sept millions d’électeurs crédules. François Bayrou est un enseignant qui a opté pour une vie ou le risque n’a pas sa place, et comme bon nombre de ses collègues, il a profité d’une opportunité pour se donner de l’importance et changer de train de vie. Ses dernières prises de position tant à l’assemblée que devant les médias n’avaient qu’un but, paraître différent, et il faut reconnaître que ça assez bien marché… François Bayrou, soit-disant Européen convaincu aurait dû se satisfaire de la proposition de Nicolas Sarkozy pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle les amis de Laurent Fabius l’ont installé. Parlant de réduire la dette, pratiquement son seul cheval de bataille pendant la campagne, comment pourrait-il avoir une convergence avec Ségolène Royal et les socialistes qui pour se maintenir au pouvoir, n’hésitent pas à saigner les finances publics, bien que les gouvernements de droite soient loin d’être irréprochables. Du pire il faut choisir le moindre et ce n’est pas pour rien que tous les économistes du monde ainsi que les instances Européennes préfèreraient que Nicolas Sarkozy soit élu. Ségolène Royal a le soutien d’Hugo Chavez, un des derniers dirigeants communistes, de Luis Zapatero qui a régularisé en masse et qui aujourd’hui appelle l’Europe à la rescousse pour endiguer l’appel d’air qu’il a provoqué. Les élus centristes vont probablement rejoindre Nicolas Sarkozy non pas par conviction mais pour la cuisine électorale des législatives. Un François Bayrou responsable aurait appelé à voter Nicolas Sarkozy, en échange de rien du tout, mais en gardant sa liberté de parole et de pensée, afin de peser sur les choix du futur gouvernement et préparer l’avenir. François Bayrou n’est pas un grand homme, depuis trente ans, on s’en serait aperçu…