Bayrou, j’ai mûri

Nous connaissons francois Bayrou depuis trente ans, mais en 2007 c’est un nouveau Bayrou qui déclare « j’ai mûri ». On aimerait l’entendre sur la position qu’il avait prise défendant le voile à l’école et sur « les principes qui vont changer avec des visages nouveaux ». Citant comme référence un de ses proches, Jean PeyreLevade dont tout le monde sait qu’il a été le dirigeant du Crédit Lyonnais à partir de 1993 et avec le succès que l’on connaît, une dette de 600 euros pour chaque Francais. Pour sa part, ce dirigeant qui touchait 450.000 euros par an (tout en étant socialiste) a été condamné à 500.000 dollars d’amende et trois ans d’interdiction de séjour aux USA. La rupture mode Bayrou n’est pas différente des deux autres, n’hésitant pas à faire des appels du pied à DSK, un autre nouveau dans la politique, qui lui aussi a son lot de casseroles… Ségolène Royal qui expliquait sa baisse dans les sondages par le manque de soutien des « vieux » socialistes, qu’elle avait soigneusement écarté au début. Nicolas Sarkozy cherchant à récupérer les voix du Front national et quémandant le soutien de Jacques Chirac, les trois candidats sont de vieux routiers de la politique, et il est normal qu’ils aient la même conduite… Avec l’éventuelle candidature de José Bové, ex-taulard en attente de purger une nouvelle peine de prison, le panel des prétendants est à l’image du pays, en pleine déconfiture…