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La Vie dans l’AU-DELA

Savoir pour comprendre

Le colloque de Martigues EMI, (voir article Martigues jumelée avec Lourdes), m’a tarabusté toute la nuit! Avais-je le droit de mentir à mes lecteurs, devais-je revenir sur la promesse faîte à moi-même, n’allais-je pas trahir ce monde de l’Au-Delà, dévoiler l’ intimité des morts et des revenants?

J’invite les âmes sensibles à interrompre la lecture de cet article, car les faits rapportés ci-dessous sont difficilement supportables et remettent en cause bien des croyances………….

Je ne reviens pas sur les circonstances qui m’ont catapulté dans l’au-delà, puisque brièvement rapportées dans l’article cité plus haut. Donc, je me retrouvais au milieu d’une sorte de bidon-ville faît de caisses de bois, d’urnes, de vases, tout ça dans un état lamentable, ce qui fait qu’à chaque coup de vent, un nuage de cendre recouvrait tout…

Dans l’au-delà, je venais de découvrir que contrairement à certaines légendes, ce n’est pas tout blanc, et que comme sur terre, ce n’est pas tout rose non-plus, c’est tout gris! Pour tout vous dire, j’ai trouvé l’endroit mortel!

Supportant difficilement cet environnement, je me suis rendu dans le quartier Suisse, tout en marbre, des grilles partout, on s’y ennuie à mourir! Je décidais de sauter dans le premier nuage pour les Bahamas; Je peux sans rien trahir, vous confier que ce moyen de transport est très inconfortable, bruyant, et que l’on arrive rincé!

Nassau était une erreur de destination, car avec la chaleur, c’est devenu le royaume des vers, des petits, des grands, des solitaires, un monde en décomposition… c’était déjà la thèse des communistes, chez les vivants!

J’ai donc réfléchi, et comme Amundsen, le pôle me paru une bonne solution. Je fis halte sur le glacier Lambert, et comme d’habitude, afin d’être original, ce besoin permanent d’être différent, je me suis planté un bâtonnet en bois, ce qui m’a valu immédiatement le surnom de Gros-Miko, et de quelques avantages par la suite avec la gente féminine…

J’ai rencontré des femmes avec des seins de glace, et retrouvé une certaine raideur, dite cadavérique! Le changement de température fit que je restais plusieurs jours en chambre (froide), avec d’autres gros-mikos, des petis-mikos, et des mikonnes qui le sont largement autant que dans le monde des vivants…

L’histoire s’interrompît brusquement, lorsque le coeur redémarrât, dans des vomissements surnaturels pour rendre à la mer ce qui était à la mer, un peu essoufflé, pas par l’exercice mais par l’eau qui occupait mes poumons; le milieu médical s’emparât de mon corps, me plantât une seringue dans l’artère fémoral située dans un endroit particulièrement délicat et douloureux et je su que j’étais revenu chez les vivants.

Philippe Penciolelli