François Hollande, quel avenir?
Le soir du 6 Mai, la rue à partir de 20 heures offrait un spectacle irréaliste. Des gens très riches à bord de motos surpuissantes et de splendides voitures clamaient leur joie et criaient victoire. A la Bastille ils accouraient pour applaudir le nouveau président sur fond de drapeaux rouges et de poings levés en signe de haine. Quelles étaient leurs motivations ? Il y avait bien sur tout un mélange de diverses tendances. La déception vis-à -vis de Sarko était bien là ; ayant outrageusement favorisé ses ennemis, ce dernier avait perdu ses amis ; et puis le bling-bling et le Fouquets… . Le coup par derrière de François Bayrou était déterminant ; dans ce bazar électoral où tout est sans cesse à vendre, ce dernier avait sans doute estimé le prix éventuellement proposé inférieur à ses ambitions !
Par delà toutes les explications possibles et en filigrane, il devait y avoir une dominante : l’espoir de devenir plus riche grâce à la chasse aux riches promise par le nouveau président. Cela vaut la peine de l’analyser.
LA CHASSE AUX RICHES
Remarquons d’abord que le nouveau président doit avoir un problème psy. Il est très riche lui-même par ses multiples fonctions dont les avantages directs ou indirects sont immenses. Dès le soir de son élection, il l’a montré en louant pour 120 000 euros un jet privé spécial pour aller de Tulle à la Bastille sans que personne ne trouve cela anormal. Etre très riche et détester les riches le place devant un dilemme psychologique grave !
Chacun légitimement peut espérer devenir plus riche quitte, ensuite, à faire bon usage de sa richesse. La richesse collective ne peut résulter que de l’addition des efforts de chacun dans ses objectifs personnels. Adam Smith écrivait que ce n’était pas de la bienveillance du boucher qu’il attendait son diner mais de son intérêt. Dans l’ordre normal et moral des choses, cela doit arriver par plus de travail, plus d’épargne, plus de talents, plus d’efforts. Un des moyens principaux d’accroître à la fois sa propre richesse et celle de la nation est l’intervention des entrepreneurs ; en combinant sans cesse des capitaux, du travail, de la recherche, et maints autres éléments, ils créent des surplus qui n’existeraient pas sans eux ; ce type d’action est aussi bien valable pour l’entreprise d’un seul que pour celle de milliers de personnes.
Avec Hollande la sagesse immémoriale des nations est renversée. La meilleure façon d’améliorer son diner deviendrait de voler le boucher. En effet, en chassant les riches de toutes les manières l’on entretient l’espoir fou de partager la richesse comme un gâteau dont la dimension est connue et que des enfants turbulents se disputeraient.
Les erreurs de raisonnements sont évidentes et les riches fêtards de la Bastille devraient le savoir.
D’abord, la richesse collective et personnelle varie sans cesse ; tel qui est riche aujourd’hui l’est moins demain et peut-être plus du tout. Ensuite, les super riches étant chassés définitivement ne seront plus là pour irriguer l’économie. Plus grave encore, cette chasse ouverte touche les jeunes entrepreneurs ; à l’heure où la circulation des gens et des capitaux est au maximum, pourquoi fonder son business en France avec la quasi certitude de se voir priver soi-même ou sa famille de ses efforts ? Reste l’espoir déraisonnable et peu charitable de ruiner son voisin de palier dont la voiture est spectaculaire et qui dispose de trois résidences : il faut être obtus pour ne pas comprendre que cet espoir ne donnera rien de plus à l’immense foule des moins riches. Quant aux pauvres ils seront laminés et iront faire le succès des restos du cÅ“ur.
DES TAXES EN CASCADE
La vérité sur le vrai programme n’a pas tardé et les médias ont révélé le véritable déluge fiscal qui va s’abattre dès juillet et qui atteindra 14 milliards d’impôts. De la taxation à 75 % des revenus annuels dépassant 1 000 000 d’euros; on nous dit que ce n’est pas grave car cela ne touche que 10 000 personnes ; évidement les avocats Suisses, Belges et Britanniques se frottent les mains et attendent les bras ouverts de nouveaux clients. Plusieurs niches fiscales seront rognées avec une agression particulière contre la niche favorisant les aides à la personne qui sont très créatrices d’emplois. S’ajoute un système compliqué de plafond global des niches fixé à 10 000 euros par an et par ménage. Au menu, aussi, une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45 % pour les revenus de plus de 150 000 euros par part. L’ISF sera rétabli dans son ancien barème ce qui l’alourdira. Les droits de succession seront aggravés. aussi. Les sociétés seront à la fête avec une modulation de l’impôt selon leur taille et les bénéfices redistribués (sic). Une loi de décentralisation à l’automne verra de nouvelles modifications : la perpétuelle bougeotte fiscale et sociale est une des causes majeures de la panne de croissance.
LA PENSEE UNIQUE TOTALITAIRE
L’explication ultime tient dans certains articles de la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T). Le nouveau président y adhère de tout son cÅ“ur et le tam-tam médiatique les répand sans vergogne.
L’austérité est un passage obligé pour le peuple, les politiciens n’en souffrant pas, sauf à la marge. Pas de véritables économies mais des dépenses à tout va. La politique publique de croissance doit résoudre tous les problèmes : c’est faux car la croissance ne peut venir que du privé, toute politique publique de croissance étant vouée à l’échec. Enfin, l’Europe et son appendice monétaire, l’euro, sont l’objet de tous les espoirs, alors qu’elle crée, elle-même, la panne de croissance.
La « Reine de Prusse », Angela Merkel, qui est au centre du dispositif, adhère totalement à cette « P.U.T. ».
En France nous avons un espoir d’échapper à la tornade rouge, ce sont les législatives, qui offrent l’occasion d’un troisième tour. Profitons en pour donner de bonnes leçons.
Il faut reconnaître, cependant, que les candidats de toutes sortes ne sont guère favorables à la vérité économique, laquelle conduit à la liberté et donc à la richesse pour tous !
MICHEL DE PONCINS
Hollande, quelle marge de manoeuvre?
Durant la campagne, des chiffres faux pour la plupart ont éclaté avec pas mal d’injures : menteries dans le brouillard. La crise fut invoquée car elle empêcherait de faire mieux. Les promesses intenables n’ont pas manqué en particulier sur le plan des économies et parfois sous une forme incantatoire. Ces promesses ne sont pas tenables à cause des candidats eux-mêmes qui, dans leur vie publique, ont montré maintes fois qu’ils étaient drogués à la dépense publique.
En fait, le nouveau président, François Hollande disposera d’une marge de manÅ“uvre considérable s’il veut bien s’en servir.
Dans le système énarcho-socialiste en vigueur depuis des décennies et, ceci, quelle que soit la couleur apparente des gouvernements il n’y a jamais de marge de manÅ“uvre : l’argent coule de source par des impôts et charges ; les dépenses s’enchainent sans limite. Aujourd’hui les prélèvements publics représentent grosso modo 56 % de la richesse nationale ; ce pourcentage donne la mesure de la marge de manÅ“uvre
Cette marge existe d’abord dans les dépenses publiques qu’il faut détruire.
Il s’agit bien de détruire et non pas de simplement diminuer. C’est le moment d’évoquer la suppression d’un fonctionnaire sur deux. En apparence judicieuse cette méthode n’est pas la bonne ; les salaires et avantages des fonctionnaires ne sont qu’une partie du problème.
L’essentiel se situe dans tout l’environnement : bureaux parfois en forme de palais, équipements, statistiques publiques et privées, flots de règlementations meurtrières pour les entreprises, etc. Détruire les dépenses c’est les couper à la racine et empêcher qu’elles reviennent.
Il faut évidemment commencer par les dépenses les plus ridicules, les plus idiotes et elles sont immensément nombreuses.
DES EXEMPLES
Voici des exemples :
La mode des observatoires s’est accélérée dans les années 1998. Comme rien ne peut jamais marcher dans les services prétendument publics, il arrive toujours un moment où l’on crée un observatoire en vue de mieux observer la catastrophe et d’enrichir un ou plusieurs camarades inoccupés . Voici une liste nécessairement trop courte et incomplète : l’observatoire de la démocratie, du pacs, des retraites, de la parité, des prisons, des salaires, de l’endettement des ménages, de la laïcité, des drogues, de l’accès aux soins, de l’Anpe, de l’enfance, de la mondialisation. Peut-être, dans ce désordre, existe-t-il un observatoire des observatoires !
Passons aux missions. Christinne Boutin qui était en panne fut chargée d’une mission sur la « mondialisation et ses conséquences sociales ». La mission est totalement inutile. La mondialisation est un fait extrêmement ancien dans l’histoire des hommes et, si elle comporte des aspects nouveaux, la France a une grande quantité de fonctionnaires qui auraient pu l’analyser sans dépenser davantage. Une fuite se produisit sur le montant extravagant de la rémunération attachée. Elle eût l’élégance de renoncer au pactole ; motus, cependant, sur les avantages indirects qui forment toujours des territoires inexplorés. Conservant la mission, elle disposait de trois salariés de très haut niveau ce qui implique une formidable pyramide : collaborateurs subalternes, locaux, dépenses adjacentes comme des voyages sympathiques puisqu’il s’agit de mondialisation, réceptions etc. Aucun calcul n’est possible sur la dépense correspondante. Michel Rocard dispose du train de vie princier d’un ancien premier ministre ; il a trouvé le moyen de se faire nommer « ambassadeur pour les négociations dans les pôles ». Cette luxueuse fonction implique aussi tout un environnement avec une pyramide de personnel. Elle doit gêner énormément les nombreux diplomates en charge de ces problèmes, s’il en existe, et capables de les gérer.
Ce scandale des missions est à rapprocher de celui des « rapports » que produisent les assemblées parlementaires et qui répondent au même objectif d’enrichir les camarades. Sur Internet, l’on peut lire plus de 8000 rapports produits par l’Assemblée nationale et dont personne n’a évidemment aucun besoin réel. Sénat, Conseil Économique, Social et Environnemental, fabriquent aussi leurs rapports. Tous les rapports de toutes ces assemblées sans exception sont des causes de ruine. Ce fut le cas du rapport commandé à Madame Tiberi par le Conseil Général de l’Essonne : « Réflexions sur les orientations du Conseil Général de l’Essonne en matière de coopération décentralisée » : que les intellos comprennent !
L’on pourrait évoquer les subventions innombrables qui atteignent des milliards. Elles servent souvent au bon plaisir des décideurs. Plus grave : beaucoup sont là pour enrichir les camarades qui président aux associations bénéficiaires. N’omettons pas les hauts comités et les hauts conseils ; sauf erreur, il n’y a pas de bas comités ou de bas conseils !
UN CERCLE VERTUEUX
La suppression des dépenses entraînerait tout de suite le cercle vertueux car elle permettrait la suppression d’un ou plusieurs impôts. Là aussi il ne faut pas évoquer la simple réduction des impôts : si un impôt est seulement réduit, il renaîtra un jour de ses cendres. Inversement, la suppression totale d’un seul impôt aurait des effets multiples, à commencer par la disparition des bureaux s’en occupant, des formalités, des contentieux et de la paperasse. La visibilité étant forte, les conséquences le seraient également. Par ricochet, la richesse augmenterait. Les impôts restants verraient leur rendement s’accroître par un effet induit bien connu et observé dans tous les pays qui ont supprimé des impôts. Cet effet élargirait à nouveau la marge.
Le cercle vertueux n’ en finirait pas de se dilater. Bien sur il faudrait aborder , ensuite, des chapitres plus difficiles que les dépenses les plus inutiles mais le goût de la liberté, du travail et du profit reviendrait. Le chômage régresserait et redonnerait du mou aux ressources.
En attendant la marge de manÅ“uvre est là . Si personne ne la réveille, ce sera une belle endormie. Il n’existe pas de salle de dégrisement prévue pour les drogués de la dépense publique et de ce fait un scénario à la portugaise n’est pas exclu.
MICHEL DE PONCINS
________________________________________________________________
Hollande ou Sarkozy, bonnet blanc et….
Débat pitoyable entre deux sales gosses dans une cour de récréation, animé par des prétendus journalistes qui sont à l’image des deux intervenants, c’est à dire nuls!
Pour qui voter se demandent les français non endoctrinés dans un parti? Pour personne puisque ni l’un ni l’autre n’a l’ombre d’une solution pour nous tirer du piège dans lequel ils nous ont mis….
Plutôt que perdre son temps en glissant un papier sans importance dans une boîte, le français responsable et averti descendra dans la rue pour exiger la démission de toute la classe politique, députés et sénateurs compris.
Confiscation des biens de toute cette clique, avec par magnanimité, la possibilité de s’extrader dans une république bananière de leurs choix.
Enfin un dimanche qui fait rêver, alors que lundi, François Hollande ou Nicolas Sarkozy vous expliquera qu’il a à faire à une nouvelle crise sans précédent et qu’il va falloir à l’image des grecs, vous serrer la ceinture.
On peut aussi aller se promener et s’abstenir de participer à cette couillonnade qu’est la cinquième république…
Présidentielles, Allemand ou Français?
LE PRETENDU MODELE ALLEMAND
Les comparaisons vont bon train avec le prétendu modèle allemand. Un hebdomadaire connu a établi des fiches à propos de personnes équivalentes de part et d’autre du Rhin ; professeurs, ouvriers, cadres, retraités. Sauf erreur toujours possible dans l’enchevêtrement des faits et des lois, il semble bien que les Allemands soient plus gâtés que les Français : tous impôts et charges payées, il leur reste davantage dans leurs poches. Indépendamment de calculs arbitraires, le signe le plus clair est le nombre d’alsaciens qui vont travailler dans le pays voisin.
L’avance se traduit aussi dans la médecine. Les hôpitaux allemands sont régulièrement mieux équipés que les français. Ainsi en fut-il pour les IRM à leur début et sur d’autres appareils à présent.
UN PEU D’ANALYSE
Comment expliquer ces apparences d’une meilleure prospérité ?
Ces jours-ci sortent des comparaisons utiles sur le coût du travail. Elles sont nettement en faveur de l’Allemagne en particulier à cause des charges sociales. Les défenseurs du modèle français s’en tirent en affirmant que la productivité serait plus forte en France. L’excuse est habile mais ce sont des calculs arbitraires et cela ne se voit guère sur les marchés d’exportation. Le chômage en France ne cesse de progresser même si le pouvoir se console par un ralentissement de la hausse. En Allemagne, le chômage régresse et depuis 2007 il a diminué de 50 %. Quant au PIB, malgré la fragilité des calculs, il n’est pas aussi plat qu’en France.
La structure fédérale n’est pas pour rien. En Allemagne, les Landers disposent d’une large autonomie avec leurs propres constitution et leurs propres contrôles. Ils échappent donc plus que d’autres à la voracité des politiques : toute centralisation libère la tendance naturelle de ces politiques à multiplier les dépenses abusives souvent dans leur intérêt. Au surplus les politiques allemands sont moins avides que les nôtres : en témoigne le train de vie modeste de la chancelière elle-même.
Un autre facteur est la moindre culture de la grève qu’ailleurs. La grève est fortement encadrée et, notamment, les grèves politiques ne sont pas autorisées. Les fonctionnaires n’ont pas le droit de grève. En France la gréviculture est une habitude et détruit chaque année une part importante de la richesse nationale. En 2008, un million huit cent mille journées de travail ont été perdues, soit trente fois plus qu’en Allemagne. L’effet de ruine se traduit d’abord par la richesse manquante. Il se rajoute la conséquence sur les investissements nationaux, les entrepreneurs étant freinés dans leur élan. Bien sur l’effet est encore plus fort sur les investisseurs internationaux qui cherchent sans complexe des terres plus accueillantes.
Ajoutons l’existence d’un tissu important de firmes familiales qui réagissent vite aux indications du marché.
LES DEFAUTS DE LA STATUE
L’Allemagne est-elle réellement un modèle ? La statue n’est pas sans défauts.
Elle a un gros problème de population. Il est si grave que la population allemande pourrait disparaître à long terme. Les médias clament qu’il y aurait besoin de 200 000 immigrés de plus par an pour faire face à la prospérité. Pour remplir les postes en souffrance, la seule parade officielle est d’encourager le travail des femmes. C’est évidemment le contraire d’une véritable politique familiale seule solution au problème. Les idéologies à la mode dont le multiculturalisme, la parité « hommes-femmes » et la culture de mort se manifestent ici. Angela Merkel, sans doute aussi contaminée, commet une faute historique en les suivant.
Pour des raisons électoralistes la « Reine de Prusse » a décidé de freiner le nucléaire. C’est grave pour l’équilibre énergétique de tout le continent européen. Elle se lance de ce fait dans l’énergie éolienne et ses multiples mensonges. S’il existe un tribunal de l’histoire, la Prussienne devra répondre d’un double crime dû aux éoliennes : la destruction de magnifiques paysages de son pays, ainsi que de ses sols, où des milliers de tonnes de béton resteront enfouis pour toujours!
LES ERREURS DOCTRINALES
Sur le plan doctrinal la Prussienne dérape également. Pour sortir de la crise elle demande plus d’Europe. Plus d’Europe, cela veut dire des parlottes pendant des lustres et la ruine par un flot torrentiel de directives reflétant un socialisme destructeur, avec, en sus, une incertitude juridique cancéreuse. Quant à la richesse des eurocrates elle s’étale dans tous les journaux. L’enrichissement personnel indu (EPI) de ces eurocrates est au cÅ“ur de la ruine générale.
Elle se rallie aux remèdes imposés par la « communauté internationale » qui se fracassent sur de mauvais raisonnements.
Il est, certes, nécessaire de chercher la croissance pour arranger bien des problèmes. L’ erreur majeure est de penser à des incitations officielles à cette croissance par des politiques publiques. Comme toute politique économique officielle, elles ne pourraient que se retourner contre leurs propres objectifs. A l’échelle européenne, le drame ne peut que se multiplier.
En fait, on promet aux peuples abasourdis de la sueur et des larmes. Les plans d’austérité se succèdent avec à l’évidence aucun succès et le Portugal entre autres en souffre de plus en plus.
La seule façon connue de retrouver la croissance est de libérer le capitital et le travail ; le entrepreneurs recomenceront à embaucher et à investir dans un cercle vertueux. Ce sera la richesse pour tous.
Last, but not least : Angela Merkel a imaginé, le 30 mars, de renforcer le M.E.S. ou Mécanisme Européen de Stabilité en le dotant de milliards en plus. En programmant ainsi un flot de monnaie créé ex nihilo, elle oublie allègrement le souvenir cuisant de l’hyperinflation allemande au siècle dernier. Il est vrai que l’OCDE s’y met aussi en évoquant un pare-feu de mille milliards !
VERS UN SMIC
La dernière nouvelle est son ralliement à l’idée d’un salaire minimum défendu par ses partenaires sociaux-démocrates. Or l’absence de salaire minimum était l’une des causes du « miracle » allemand. La preuve a été apportée mille fois de la nocivité de ce système et de son effet négatif sur le chômage.
Devons-nous en tant que concurrent de l’Allemagne nous réjouir de ce nouveau dérapage ? Ce n’est pas sûr : la prospérité de nos voisins nous est favorable car elle permet de supporter les effets délétères des politiques que nous subissons et qu’à vue humaine, nous allons continuer à subir !
MICHEL DE PONCINS.
Mélenchon, Communiste ou escroc?
COMMUNISME : TOUJOURS VIVANT
L’irruption de Jean-Luc Mélenchon, fort de ses talents et de la richesse que lui donne son statut de député européen, se produit sur fond de drapeaux rouges et de poings levés. Il ne se présente pas directement comme une émanation du PCF ; il est clair, toutefois, qu’il n’est qu’un faux nez. Son programme officiel est un méli-mélo surprenant où la chasse aux riches se trouve en filigrane à toutes les lignes. Le PCF espère bien, suite à son élan, en profiter lors des législatives.
Le résultat final de l’élection présidentielle est inconnu à la date où ces lignes sont écrites. L’hypothèse de ministres communistes dans un gouvernement français n’est pas exclue. Ce ne serait, certes, pas la première fois. Le déserteur Thorez y figura. Sous Mitterrand aussi il y en eût. Le seul « progrès », bien mince, est que, depuis la chute du mur, la direction centrale n’existe plus. L’idéologie demeure néanmoins présente plus que jamais malgré son lourd passé de ruines et de massacres.
Le communisme, en effet, n’est mort qu’en apparence. La Corée du Nord et Cuba sont des sanctuaires. Dans les pays prétendument libérés de l’Europe de l’Est les peuples abasourdis voient leurs anciens bourreaux se prétendre repentis et se saisir par la force des biens de l’État. En Chine, le parti a eu l’adresse de libérer l’économie pour donner du pain et des jeux aux victimes de l’horreur. Cela n’empêche pas le parti de régner d’une main de fer, bien que peu visible, sur toute la société. Dans pratiquement tous les pays, l’idéologie meurtrière imprègne de larges couches des médias et de l’opinion.
UN PEU D’HISTOIRE
Le communisme s’est manifesté d’abord en Russie où d’une étrange façon il avait trouvé un terrain d’élection avant de s’étendre comme une marée noire dans le monde entier. Il a tué par la faim des millions de gens en Ukraine ou par les armes ailleurs. Au Cambodge, avec Pol Pot et ses complices, une immense partie de la population fut décimée dans d’atroces souffrances. Il a tué aussi par procuration en donnant la main au nazisme, sorte de frère jumeau lui ressemblant de bizarre façon. De ces deux mains entrelacées est née la deuxième guerre mondiale et sa quantité incalculable de victimes. En Asie, il avait réussi à prendre le pouvoir dans l’immense Chine sous la tutelle impitoyable de Mao responsable de la mort de plus de 70 millions de Chinois. Menteur, criminel, obsédé sexuel, tel était celui que Giscard a salué comme un phare de l’humanité.
Les communistes étaient une fraction importante des hommes de gauche d’avant 1939, qui, en France, ont laissé grandir le nazisme alors qu’ils avaient tous les moyens d’arrêter son ascension. Ces politiques sont, à ce titre, largement responsables de la deuxième guerre mondiale et de tous les massacres dont elle fut l’occasion. Ils ont aidé la victoire du nazisme : désarmement de la France par les 40 heures, grèves, propagande anti-française et multiples sabotages. Après avoir déclaré une guerre qu’ils n’ont pas livrée jusqu’à la trouver « drôle » ; ils l’ont enfin livrée pour la perdre honteusement.
LA NATURE DU COMMUNISME
Bien entendu, dans l’espace réduit de ce flash commentant les faits les plus récents et les plus étonnants, il est difficile de résumer ce que des livres multiples ont analysé.
Dans l’analyse, il est tentant de se limiter à l’aspect économique, à savoir le partage de l’argent : il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres. L’échec est connu et traduit l’impossibilité de l’objectif ; l’argent volé disparaît purement et simplement ; si des bribes subsistent, rien n’arrive aux pauvres. La conséquence est la ruine pour tous, excepté pour les membres du parti.
Dans des pays affamés par le communisme, les magasins spéciaux permettent aux chefs de faire bombance. C’est l’aspect mafieux. Quand, après la chute apparente du communisme, les chefs ont continué le pillage d’une autre façon, le système mafieux a continué.
Dépassons l’aspect économique ;
La vraie nature du communisme est de vouloir créer un homme nouveau en violentant la nature humaine ; cet accouchement au forceps conduit nécessairement au totalitarisme avec ses conséquences comme le mensonge. Soljénitsyne avait bien remarqué que le mensonge était l’un des piliers du goulag contre lequel il s’est tant battu.
Deux faits montrent la nature réelle du communisme.
Le petit Marcel Van est un des plus grands Vietnamiens de tous les temps. Quand les Viets prirent le pouvoir dans le nord, il était rédemptoriste à Saigon. Il se porta volontaire pour aller à Hanoï afin de « montrer que la vérité pouvait être honorée en terre communiste ». En peu de mois, le pouvoir communiste le rattrapa et le fit mourir. Sa cause de béatification est introduite.
Autres temps : Lors de l »ascension des nazis, le père des deux frères Ratzinger s’était aperçu de la haine de ces nazis pour le catholicisme ; l’observation était juste : dès qu’il eût la totalité du pouvoir, le nazisme engagea la persécution contre l’Église et ce fut la première persécution qu’il déclencha ; les frères Ratzinger la subirent dans le séminaire où ils étudiaient. Les deux grands totalitarismes du XX° siècle « se retrouvent ainsi.
Le plus surprenant est la complicité entre certaines entreprises et les pouvoirs communistes ; nombre de grandes firmes ont financé la fête du journal l’Humanité et des milliardaires ont subventionné directement le parti communiste. Cette complicité explique en partie le silence de plomb qui a régné longtemps sur les crimes communistes comme, par exemple, le massacre de Katyn. En Chine, des hommes d’affaires se précipitent pour adhérer au parti communiste. Lénine s’y connaissait en hommes et avait remarqué que les capitalistes vendraient eux-mêmes la corde qui les pendrait.
Moins étonnant mais tout aussi significatif se trouve la complicité de la presse. Le gauchisme des grands médias explique bien des désinformations. La prétendue éducation prétendue nationale a parachevé le travail : depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, elle est totalement soumise à des idéologues communistes qui l’ont d’ailleurs transformée en un champ de ruines. L’infiltration des esprits fut largement facilité par le KGB devenu FSB. Le seul vrai succès du communisme fut cette infiltration mondiale.
POUR UN NUREMBERG DU COMMUNISME
Le mardi 16 octobre 2001, il s’est passé un événement de première grandeur pour la France et peut-être bien au-delà . Ce fut sur Arte qui par son statut franco-allemand a parfois de la liberté de parole. Une émission était consacrée au communisme et au goulag. On vit des images horribles des camps de concentration soviétiques. Voici quelques échantillons des commentaires de la chaine : « Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose », « Il y a eu génocide au goulag car les communistes voulaient volontairement tuer une partie de la population », « Le goulag est un crime contre l’humanité », « Il n’y a aucune différence entre le stalinisme, le léninisme et le communisme », « Les camps de concentration et donc le crime contre l’humanité sont contenus dans la philosophie communiste ». La conclusion était que la résurgence et la survie du communisme venaient de ce qu’il n’y avait pas eu de Nuremberg du communisme.
En attendant cet événement très éventuel, le droit et même le devoir de chacun est de dénoncer sans cesse cette idéologie meurtrière.
MICHEL DE PONCINS.
Lauvergeon: Sarkozy est un menteur.
« Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi et permettez-moi de vous dire que s’il y a bien un chef d’Etat qui, dans le monde, n’a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qu’il lui est arrivé, je pense peut-être que c’est moi ». Invité de France Inter mardi matin, Nicolas Sarkozy s’est montré très affirmatif. Alors que tout le monde sait que c’est rigoureusement le contraire.
Il répondait à l’ex-patronne du groupe Areva, Anne Lauvergeon, qui assure dans un livre que les négociations avec Tripoli pour la fourniture d’un réacteur nucléaire ont duré jusqu’à l’été 2010. « C’est mensonge éhonté », s’est emporté M. Sarkozy. « Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi ».
En fait, si. Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy plaidait même ouvertement pour la vente de centrales nucléaires à des pays tels que la Libye. « Il y a des gens et des pays qui se disent : n’est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l’Algérie, les Emirats Arabes Unis, ou la Libye ? Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser », se justifiait-il le 3 juillet 2008 dans un discours consultable sur le site Internet de l’Elysée. Ne pas leur vendre de centrales serait donner « raison à l’Iran qui fait croire que l’Occident refuse par principe le nucléaire à des pays musulmans », poursuivait-il.
Sarkozy, un menteur? Le mot est faible….
Sarkozy, l’une des brebis galeuses….
Nicolas Sarkozy a défendu mardi son projet d’accord compétitivité-emploi dans l’entreprise devant un public acquis, des professionnels du bâtiment, tout en stigmatisant les « brebis galeuses » qui nuisent à l’image des entrepreneurs par des pratiques sociales scandaleuses.
Pratiques scandaleuses, brebis galeuses, vocabulaire qui sied à merveille au président de la république, à son gouvernement et à tout le personnel politique français. Dans un autre temps, Nicolas Sarkozy utilisait le terme de Racaille pour désigner les jeunes banlieusards qui jetaient des projectiles sur la police du haut de leurs immeubles, ce que faisait récemment un jeune des beaux quartiers, à l’Elysée même, et dont l’auteur était un certain Louis… Sarkozy!
Brebis galeuse est le terme le plus juste pour désigner celui qui devrait comparaître devant la justice afin de fournir des explications sur les comptes de campagne d’un certain Balladur et de bien d’autres affaires dont le fusible est un certain Eric Woerth….
Racaille, brebis galeuses, voilà un joli programme pour dimanche prochain !
Avocats en France Bananière…
AVOCATS EN COLERE
L’actualité très brûlante nous conduit à évoquer de nouveau un des aspects de l’exception française, à savoir l’Enrichissement Personnel Indu (EPI) du groupe des prédateurs publics. Nous avons antérieurement montré en détail que cet EPI représentait au moins 5 % du PIB. Combien sont ces prédateurs publics agissant comme une véritable caste ? Les contours sont diffus et où s’arrête la limite entre les « petits » gratteurs et les grosses pointures ? Le chiffre de 10 000 ne serait pas loin de la vérité pour le sommet de l’échelle. Le prélèvement abusif est parfaitement légal et ne peut donc être critiqué devant la justice, puisque ce sont les mêmes ou leurs amis qui fabriquent la loi.
Quand nous affirmons que cet EPI représente 5 % du PIB,, il est des incrédules : ces derniers se bornent à enregistrer les salaires déjà très importants et se combinant souvent avec des cumuls. Ils oublient les avantages indirects multiples et bien plus gratifiants que les salaires. Nous avons dressé une liste certainement incomplète de ces avantages. L’inventivité et la voracité des membres de la caste sont sans limite. Les faits récents ci-après pourront convaincre ces incrédules.
DEVENIR AVOCAT SANS L’ETRE
Un décret du 3 avril 2012 publié au J.O. du 4 avril est ahurissant, car il bouscule totalement au profit de la caste les règles d’accès à la profession d’avocat.
C’est d’autant plus ahurissant que les divers candidats jurent que leur seule préoccupation est celle des intérêts du peuple français. Il est un autre sujet d’étonnement ; la justice est très malade et personne, parmi ces candidats, ne propose de remède efficace à la vraie déroute de cette tâche régalienne par excellence. Or, le décret sur la profession d’avocat est passé en catimini avec l’accord unanime des représentants patentés des deux principaux partis au pouvoir, ce qui est rarissime.
L’avocat est un auxiliaire de justice. Dans le cas général, pour être avocat et en revêtir la robe, chacun d’entre nous doit suivre une formation et passer l’examen du CAPA, ou certificat d’aptitude à la profession d’avocat. Ensuite, il doit s’inscrire à un barreau étant accepté par ses futurs pairs. Ce résumé du parcours le plus général est le fruit de plusieurs évolutions. L’ensemble du système est bien balisé et connu des spécialistes.
Le somptueux cadeau que les prédateurs se sont fait à eux-mêmes, par le truchement de ce décret, est le droit pour certains d’entre eux de devenir avocat sans passer par la voie normale.
Les ministres, les élus et les assistants parlementaires seront dispensés du passage par le CAPA s’ils justifient de huit ans au moins d’exercice de responsabilités politiques les faisant directement participer à l’élaboration de la loi. Personne ne peut savoir le chiffre exact des personnes ainsi favorisées et dont le nombre doit être considérable bien qu’incertain. Comme toujours l’imprécision des textes annonce de belles bagarres juridiques. Comment justifier les huit ans ? Gageons que des circulaires et des interprétations jurisprudentielles devront intervenir avec les incertitudes habituelles.
LES CONSEQUENCES
Les conséquences de ce vrai coup de force sont graves.
D’abord le beau service rendu à la société par les avocats perd de son lustre. Ensuite, les personnages qui voudront et pourront profiter de l’aubaine, éventuellement en grand nombre, n’exerceront pas vraiment le métier étant par définition incapables de le faire. Ces personnages se contenteront sans doute d’utiliser leur carnet d’adresses pour faire du lobbying. Rappelons que le lobbying et sa prospérité incroyable est l’un des effets négatifs de l’intervention abusive des États dans la vie des citoyens. Ces États disposant de pouvoirs intolérables, il n’est pas étonnant que des groupes organisés tentent de tirer la couverture à eux, parfois avec des moyens douteux.
Le prestige de la classe politique, déjà au plus bas, ne va rien y gagner. Selon le droit des gens, il s’agit d’un véritable vol puisque, si ce décret est maintenu et appliqué, l’on privera de leurs droits légitimes les personnes qui suivent la voie normale et l’on dépréciera le résultat de leurs efforts. Ce droit hors du commun peut tout doucement devenir un droit acquis pour les membres de la caste. C’est une forme nouvelle d’Enrichissement Personnel Indu (EPI). Il aura une « valeur marchande » considérable bien qu’impossible à évaluer.
La hâte avec laquelle ce décret est sorti en période pré-électorale, dans un accord pour une fois unanime, montre bien qu’il s’agissait de sauver les meubles pour les futurs perdants.
LA COLERE DES AVOCATS
La colère des avocats est grande et légitime. Des recours ont été déposés au Conseil d’État, dont celui de l’ordre des avocats de Paris. Ce dernier à précisé que, si le recours était rejeté, il refuserait l’inscription au barreau de Paris des bénéficiaires éventuels.
Cette colère aura-t-elle de l’effet ? Méfions nous. Pour résister efficacement, les avocats de tous les barreaux de France auront besoin d’offrir un front sans fissures.
Quel que soit les résultats des élections, l’appareil d’État en France continuera à disposer de moyens gigantesques. Aucun des candidats supposés gagnants ne souhaite faire reculer l’État, ce qui serait pourtant la seule solution évidente et possible aux calamités qui frappent le peuple français.
Dans la situation présente, la caste au pouvoir manipule environ 56% des ressources nationales. Toucher à ses intérêts vitaux s’apparente à un crime de lèse-majesté et tous les moyens au besoin les plus vils seront employés pour asseoir le nouveau « droit acquis ».
Le décret pris « à la va vite » est l’illustration du « pas vu-pas pris », un des principes qu’utilise la caste pour agir sans contrôle dans le sens de ses intérêts ; en fait, d’ailleurs, ce fameux principe a mal fonctionné : le Figaro a publié un long texte pour décrire l’imposture ; pour défendre ses amis, un de ses membres a dit que ce décret n’était qu’une maladresse, simple avatar parmi d’autres de la vie gouvernementale : circulez, il n’y a rien à voir !
Bonne chance aux vrais avocats s’ils veulent sincèrement défendre et valoriser leur belle mission.
MICHEL DE PONCINS.
Des Paroles et des Actes, 0 pointé.
L’émission des Paroles et des actes sur France 2 avait pour but d’éclairer les français sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle, hors pour cela il aurait fallu que ceux en charge de représenter les téléspectateurs soient à la hauteur de la tâche….
Les USA et la FED par la personne de Ben Berbanke sont les champions de la planche à billets émettant des centaines de milliards de dollar afin de racheter la dette américaine, ce que préconise la candidate du front national, Marine Le Pen.
Hésitante, la candidate FN n’a pas su répondre comme il convenait à François Lenglet qui affirmait contrairement à elle que les américains ne produisaient pas de dollars pour financer leur dette….
Contre vérité que vous pouvez lire dans tous les journaux anglo-saxons et repris par la Presse économique Française que ne semble pas lire François Lenglet, intervenant de l’émission.
Officiant pour BFM TV, nous avons eu l’occasion d’assister à ses prestations notamment face au chef de l’état, et le moins qu’on puisse dire, son manque de pugnacité est l’égal de son manque de connaissance. Ancien enseignant, François Lenglet devrait reprendre le chemin de l’école, pourquoi pas l’école du journalisme….
Des Paroles et des Actes, comme l’élection présidentielle; aucun intérêt.
L’ONU, TOTALITARISME, RUINE ET IDEOLOGIE..
La taxe Tobin revient dans l’actualité. L’idée de taxer les transactions financières est née à L’ONU. Il fallait « terrasser » la pauvreté en amassant de l’argent pour le redistribuer. Si, un jour, le projet se réalise, malgré de fabuleuses oppositions, l’argent ne parviendra pas aux pauvres et se perdra dans les bureaucraties intermédiaires.
La crise aide à comprendre ce qu’est l’ONU. Cette crise, même si certains semblent y échapper, se traduit par l’écroulement de la croissance en Europe avec des taux de chômage inhabituels. Par contre, là où la croissance se manifeste, comme dans certains pays d’Asie et d’Afrique, le effluves du malaise européen se font sentir.
Les politiques et les prédateurs publics font croire que la crise est une donnée exogène venue là par hasard ou par l’effet d’un libéralisme « sauvage » encouragé par de « méchants » capitalistes. Personne n’y pourrait rien ! Les vrais responsables espèrent ainsi garder la main, en continuant à exercer un pouvoir quasi totalitaire d’où ils tirent la richesse insolente qui, précisément, est une des racines de la crise.
MONDIALISME ET MONDIALISATION
L’un des mensonges diffusé par le tam-tam médiatique est la mise en accusation de la mondialisation des échanges ; celle-ci ne permettrait pas de lutter à armes égales avec des pays à bas salaires ; il en résulterait l’idée d’un protectionnisme de « bon aloi », justifiant évidemment l’intervention de l’État.
La mondialisation est la généralisation dans le monde entier de la libre circulation des biens, droit fondamental auquel les États, en bonne logique, ne doivent mettre aucun obstacle, que ce soit sous forme de droits de douane ou de réglementations ; ce n’est pas une nouveauté. La route de la soie, le commerce des épices représentaient la mondialisation à la mesure des techniques de l’époque.
Les opposants entretiennent une confusion avec le mondialisme. Ce dernier est l’installation d’un pouvoir totalitaire dans le monde entier avec l’aide de multiples relais. Il explique largement la crise et est le contraire de la mondialisation. La CEE et ses multiples succursales sont clairement un échelon de ce mondialisme totalitaire. Les dégâts de plus en plus insupportables imposés à de multiples nations par les auteurs mêmes de la catastrophe incitent à regarder plus haut et nous voici, de plain pied dans l’ONU, cÅ“ur du cÅ“ur de la chaudière mondialiste.
LA NAISSANCE D’UN MONSTRE
L’ONU est la clef de voute de l’ensemble mondialiste et se décline à son tour dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC, CITES, OMS. A côté de ces vraies « seigneuries », il est une quantité d’autres « bourreaucraties ». Un coup d’Å“il sur Google révèle leur liste épouvantable et l’impossibilité absolue de les dénombrer ; elles répondent à des dénominations diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela, entités. Chacun des organismes a des prolongements multiples : la prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement.
Fondée le 24 octobre 1945, L,ONU n’avait pas du tout dans ses missions celle de devenir un super gouvernement mondial. C’est ce qu’elle est pratiquement devenue avec ses 191 pays adhérents.
Cette extension « diabolique » s’explique par l’un des principes de base des organisations publiques ; « Une organisation publique, quelle qu’elle, soit a très vite pour objectif non officiel et non avoué de croître sans limite et, ceci, pour la pleine satisfaction notamment financière de ses membres »
L’ONU, théoriquement reine de l’ensemble, n’exerce que très rarement un contrôle et c’est pour cela qu’il est légitime d’avancer que le travail se fait en une quasi indépendance. Il existe des passerelles, ce qui complexifie l’ensemble, avec parfois des quasi « ambassadeurs » entre les structures.
Des organisations transversales existent, telle la fédération mondiale des collectivités locales créée pour discuter avec l’ONU en vue de « promouvoir un développement humain durable », expression sans signification intelligente.
Sans fin, depuis environ une soixantaine d’années, ces organismes progressent résolument et sûrement en nombre et en puissance : filiales, bureaux, effectifs, salaires et avantages mirobolants enflent comme un ouragan.
LA PAUVRETE
Comment ce bouillonnement propage-t-il la pauvreté dans le monde, d’une façon si visible que les responsables eux-mêmes s’en aperçoivent.
Citons d’abord les coûts faramineux de ce cirque mondial. Personne ne connaît le total des budgets ; aux coûts propres il faut ajouter les coûts à l’intérieur des pays adhérents de l’ONU ; qui pourrait évaluer les frais des élus et fonctionnaires tout affairés à entretenir les contacts avec la merveilleuse et scintillante toile d’araignée ?
Les coûts s’envolent d’autant plus que maint postes artificiels ou structures inutiles sont créés uniquement pour fait plaisir à tel ou tel. Les règlementations multiples contribuent aussi à la pauvreté. La corruption qui règne à l’ONU est connue. Malgré ce rôle de l’ONU dans l’extension de la pauvreté, cela ne l’empêche pas de faire croire qu’elle s’en préoccupe.
En 2000, une parlotte internationale avait eu lieu sous son égide avec 160 chefs d’État. L’objectif était de résoudre le problème de la pauvreté dans le monde. New-York était bouchée du soir au matin par leurs somptueux cortèges et c’était précisément le bal des responsables de la pauvreté. Plusieurs des grands bourreaux de la planète étaient là et personne n’était gêné de leur serrer la main, au cours des innombrables fêtes où le champagne coulait largement à la santé des pauvres pour orner la parlotte !
L ‘IDEOLOGIE
Le pouvoir totalitaire mondial propage aussi les pires orientations de notre époque qui sont financièrement soutenues par le déversement de fonds publics.
Le prétendu réchauffement climatique avec ses supposées origines humaines fait partie du credo onusien. Il en découle l’idée folle que les homme seraient de trop. Les attaques contre la famille s’en suivent normalement accompagnées de la culture de mort. La parité hommes-femmes complète le tableau avec, dernière nouveauté, l’idéologie du « genre ». Pour promouvoir cette parité une « super » agence a été créée.
UN CHAMPIGNON ATOMIQUE
L’objectif principal de l’ONU était de faire régner la paix et c’est raté ; personne ne peut faire le décompte des guerres passées ou en cours sous le règne onusien. En revanche, l’ONU est devenu un genre de champignon atomique dominant la planète entière et l’empoisonnant de diverses façons.
Pour libérer le peuple français, un gouvernement responsable dénoncerait patiemment un grand nombre de traités qui nous asservissent.
Ce gouvernement n’est pas en vue. Si, par miracle il survenait, son exemple pourrait faire éventuellement tache d’huile et dissiper le champignon. Souvenons-nous que les empires, quelle que soit leur nature, se sont toujours écroulés.
MICHEL DE PONCINS.


